Ovide, tristes, 1. IV. Eleg. 10. vers
« Deque viris quamdam pars tribus una fui.
« Curia restabat : clavi mensura coacta est, « Majus erat nostris viribus illud onus.
« Nec partiens corpus, ne mens fuit aptla labori. « Sollicitae fugax ambitionis eram. »
3. Mommsen (trad. Girard, t. 6. partie 29, p. 61, n° 1), dit que « l'Empereur semble n'avoir pas trouvé dans le poète l’étoffe d’un homme d'État ».
4, p.17, supra.
5. Voy. Aulu-Gelle, 13, 45. Cicéron, de leg. 3, 3,6. Suétone, Caes, 4i,
expression ? l’idée première qui se dégage de cette distinction des magistrats en deux classes, est une infériorité des minores envers les majores, quant à l'étendue de leurs pouvoirs ; la distinction présente de l'intérêt pratique à deux points de vue, quant à l'élection des magistrats, qui pour les majores a lieu dans les comices par centuries, et pour les minores, dans les comices partribus, et en second lieu, quant aux auspices, sur lesquels nous reviendrons. À part ces deux points spéciaux la distinction ne paraît pas avoir un caractère absolu et une portée générale (1).
Les auspices étaient les signes par lesquels les dieux des Romains, soit spontanément, soit après consultation, faisaient savoir leur avis sur tel ou tel acte de l’État. Les magistrats servaient naturellement d’intermédiaires entre l’État et la divinité consultée; ils avaient le droit d'interpréter les signes obtenus, et de décider souverainement sur le point de savoir si le signe sollicité à été obtenu. Tout ma-' gistrat avait les auspices dans une mesure plus ou moins large ; les magistrats supérieurs, qui ont l’imperium ont les auspicia maxima ; par contre les magistrats inférieurs n’ont que les auspicia minora. C’est ici, le principal intérêt de la distinction des magistrats en deux classes. Les triumvirs avaient les aus-