Voy. Mommsen, trad. Girad, t. 4. p
pices pour leur entrée en fonction, et pour l’accomplissement de chacun de leurs actes, mais d'une façon limitée (1).
Les triumvirs capitaux n’ont pas l’imperium ils n'ont que la potestas. L’imperium est la puissance, la plus élevée, comprenant la juridiction et le commandement militaire. La potestas ne comprend que le droit d'ordonner, et appartient à ceux qui ne sont pas investis de l’imperium, à savoir les magistrats inférieurs (2).
La coercition, qui est le moyen appartenant à un magistrat, de se venger contre un citoyen qui a désobéi à ses ordres, n’appartient pas non plus aux triumvirs capitaux. En principe elle n'appartient : qu'aux magistrats investis de l’imperium, mais on finit par l’accorder aussi aux magistrats qui avaient une juridiction civile ou administrative. Elle n’appartient pas non plus depuis l’époque impérialeaux personnes à qui on a délégué des fonctions d’un magistrat ayant la coercition; si l’on désobéit à l’auxiliaire, le droit de coercition appartient au man-
4. Aulu-Gelle, Loc. cit. Patriciorum (magistratuum) auspicia in duos divisa sunt potestales. Maxima sunt, consulum, prætorum, censorum..….. reliquorum magistraluum minora sunt auspicia : ideo illi minores hi majores magistratus appellantur ». Voy. aussi Mommsen, trad. Girard, t. 4. p. 101-2.