Voy. p. 47, in fine, supra
2. T.-Live, XXXIX, 14, in fine, et Pomponius. Dig. L.1,T. 2, de orig. pr.frag. 2 $, 31.
3. Cicéron, de leg. 8. 3.6. Mommsen qui admet les quinque viri comme magistrats permanents, ajoute pourtant, qu’ils n’occupaient pas seulement la place la moins élevée dans l’échelle des magistralures (voy. trad. Girard, t. IV, p. 322.
4. Pomponius loc. cit.: « et quia magistratibus vespertinis temporibus in publicum esse inconveniens eral, quinque viri constituli sunt cis Tiberim, et ultri Tiberim qui possin pro magistratibus fungi » $33 « et tamen hi quos cistiberes diximus, postea aediles senatus-consulto crea-
bantur.».
raison de leur création, l'inconvénient qu'il y avait pour les autres magistrats de sortir pendant la nuit. Pomponius semble vouloir indiquer là, une magistrature permanente, il paraît plus probable, que ces cinq hommes ne fussent que des auxiliaires des triumvirs nommés par eux. Mommsen considère cet avis de Pomponius comme inexact, à cause de la confusion qu’il ya dans le texte par suite des erreurs de copiste (1). Les triumvirs avaient, outre la protection des bonnes mœurs romaines, celle de la religion établie, et des divinités de l'État. Ils devaient réprimer tout mouvement ou courant d'opinions, qui pourrait avoir pour but d'attaquer ou supprimer l'antique religion, pour la remplacer par des religions étrangères et des rites nouveaux. C'est ainsi que nous les voyons intervenir avec les édiles, au commencement du VI° siècle de la ville, pour réprimer le mouvement d'idées qui se produisit à Rome contre l'édifice social, et le système religieux des Romains, au moment des victoires d’Annibal en Afrique et en Espagne, environ vers l’an
4. Mommsen Rôm Staatsreeht, 1. 2, p. 630, texte et note 4. 1" édit. allem. Voy. aussi les autorités citées, ci-dessus, p. 48, en note. et Huschke éncerti auct. magist., p. 108, Mommsen (trad. Girard, t. IV, p. 322), dit que les quinque viri, étaient donnés aux triumvirs capitaux, pour les aider dans l’exercice de leur droit de police nocturne et suppléer à leur inexpérience.