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937 U.-C. Le Sénat, même, à cette occasion, adressa des reproches sévères aux édiles et aux triumvirs, pour le peu d’empressement qu’ils montrèrent à étouffer la révolution qui naissait (1).
Auguste donna, à la police de nuit, une nouvelle organisation, il forma 7 cohortes sous un praefectus vigilum, espèce de préfet de police (2). Ce préfet devait rester toute la nuit à son poste, il est probable qu'il en était de même auparavant, pour les triumvirs.
2. — Ils ont l'inspection générale des prisons, pourvoient aux réclamations des prisonniers et règlent l'administration pénitentiaire ; à ce titre, ils ont sous leurs ordres les geôliers et tout le personnel des prisons (3). Ce droit est constaté par la plupart des auteurslittéraires (4) et par Pomponius,
4 . Tite-Live, XXV, 1. in fine : « Incusati graviter ab senata aediles triumvirique capitales, quod non prohiberent, cum emovere eam muititudineme foro ac disijicere apparatus sacrorum conali essent, haud procul afuit, quin violarentur. »
2. Suétone, Aug. 30. — Paul, Dig. L.1.t. XV, de off. praef. vigel,
3. L’organisalion des prisons en province paraît avoir été meilleure de celle des prisons de Rome, et avoir eu un certain caractère militaire (Voy. Rudorff, Rôm. Gesch. t. 2, p. 435).
4. T. Live, XX XII, 26 : « Triumviri carceris lantumiarum intentioremcustodiam habere jussi ». Cicéron, de leg. 3. 3. 6. « vincula sonctium servanto.. » Voy. aussi Val.-Maxime, V, 4.7. in fine.
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qui dit dans le frag. 2, $ 36 (L. L. T. I de orig. jur.) «triumviri capitales qui carceris custodiam haberent ut, cum animadvertioporteret, interventu eorum fieret » (1).
3. — De la précédente fonction résulte la troisième. Ayant la surveillance des prisons et des prisonniers, les triumvirs ont eu à s'occuper de tout ce quise passait à l’intérieur de la prison, el de tout ce qui avait rapport avec les prisonniers. De là, la présidence de l'exécution des condamnations capitales dont ils sont investis. C’est la fonction qui leur donna le nom officiel et habituel de « capitaux » et c’est par elle que leur existence fut rendue célèbre à Rome. À ce propos, il est intéressant de voir en quelques mots, comment avaient lieu à Rome les exécutions capitales, les mœurs romaines sont fort curieuses sur ce point. L'endroit et le mode de l’exécution capitale, étaient différents, suivant l’état et la condition sociale du condamné à mort, et la nature du crime qui avait motivé cette condamnation (2). En effet, les femmes, les personnes nobles,
1. Comp. Zumpt. op. cit. t. 1, partie 2e, p. 425. Pauly, op. cit. t. 6, v° tresuiricapit. p. 2155. Willems, D. pub. rom. 6° édit. p. 292. Lange, Rôm. aet. 1.1, p. 652. Moniumsen, Rôm. Staatsr. t. 2, partie 1°, p. 595. 3° édit. allem. (trad. Girard, t. IV, p. 303).
2. D’après Rudorff (op. cit. t. 2, p. 445), il faut distinguer d'une part les exécutions ayant un caractère militaire, comme celles pour les crimes, de la compétence des Duumvirs, per-