COMBAT 1) UNE DIVISION
partie de l’infanterie légère et toute la cavalerie poursuivent l’ennemi.
La retraite est expliquée plus loin.
L’ATTAQUE
On n’entreprend jamais une attaque sans avoir d’abord reconnu la position de l’ennemi. La totalité de la cavalerie divisionnaire doit faire escorte dans les reconnaissances de ce genre.
Les troupes légères de l’ennemi sont repoussées par deux bataillons d’infanterie légère et une section d’artillerie. La cavalerie veille sur ce détachement,* et la totalité de celte colonne avancée peut ensuite être employée pour une fausse attaque.
Dans l’attaque réelle, les deux lignes sont formées en colonnes.
L’infanterie doit suspendre son attaque, tant que l’artillerie ennemie n’a pas cessé son feu.
Notre artillerie de division commence le sien à longue portée; elle le concentre sur l’artillerie ennemie, soit pour la faire taire, soit pour détourner son feu de l’infanterie, en l’attirant sur nos propres pièces.
Dans cette situation, on doit accorder à l’artillerie
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un temps suffisant pour produire son effet ; elle sera appuyée par deux bataillons.
L’infanterie commence alors son attaque; l’artillerie l’appuie sur ses flancs, avançant en échelons, de manière à ce que son feu soit continu.
Ce mode de procéder anime le soldat, et l’artillerie reste auprès de l’infanterie, jusqu’au moment de l’attaque à la baïonnette, ou jusqu’à ce que l'artillerie elle-même souffre trop de la raousqueterie ; alors l’infanterie se déploie sous le feu ou marche à l’attaque à la baïonnette. Si elle est en tête, l’artillerie se masse sur le flanc et tire à mitraille ; si elle est la ‘dernière, la batterie s’éloignera un peu et se formera sur le flanc pour attendre le résultat de la charge.
La cavalerie divisionnaire suit l’infanterie d’aussi près que possible sur l’aile dépourvue d’artillerie ou qui n’aurait qu’une section , et elle protège ce flanc contre une attaque.
Si l’attaque réussit, l’artillerie et le gros de l’infanterie rétablissent leur ordre, tandis que la cavalerie et une fraction de l’infanterie légère pourchassent l’ennemi.
Si l’attaque échoue, l’infanterie se place sous la protection de l’artillerie, et la cavalerie couvre le mouvement.
Aussitôt que l’ordre est rétabli, la seconde ligne s’avance et l’on recommence l’attaque jusqu’à ce qu’elle réussisse, ou que le sort se pro-
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nonce définitivement en faveur des adversaires.
Nous avons parlé ici de l’attaque de Iront, mais il faut toujours, pour en assurer le succès, qu’elle soit soutenue par une attaque de flanc, dont les éléments ne doivent jamais employer plus du quart de nos forces.
On appuie cette dernière de deux pièces de canon au moins et d’environ un escadron.
Une division ne doit jamais attaquer simultanément les deux lianes de l’ennemi.
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En supposant qu’il y ait impossibilité absolue de conserver là position défensive sur le terrain, ou que la tentative d’attaque n’ait pas été suivie de succès, l’unique soin dont ait à se préoccuper désormais la division, doit tendre à opérer une retraite honorable. C’est un résultat que l’on peut atteindre, grâce à une heureuse combinaison des trois armes, et grâce à la bonne contenance des troupes (1).
(J) Nous citerons ici la belle retraite opérée par le général Moreau, le 1 1 septembre 1796, qui passe pour un des plus beaui faits d’aimes que l’histoire ait consacré dans les temps modernes.
(Trad. franç.)
EN Pf.AlNE.
Il est de règle, dans une retraite, de franchir avec autant de promptitude qu’on peut y en apporter, tous les terrains désavantageux, de quelques obstacles qu’ils soient hérissés , et d’opposer toute la résistance possible, chaque fois que la disposition plus favorable •
du terrain le comporte.
Quand on bat en retraite, le soldat se démoralise si l’on ne fait pas, de temps à autre, face à l'ennemi, et, cependant, en s’arrêtant trop souvent, on s'expose à être détruit.
Hâter sa marche et s’arrêtera propos, tel est le problème à résoudre.
11 y a deux espèces de combats dans une retraite :
1° Quand la division effectue sa retraite en masse, elle devient sa propre arrière-garde.
2° Quand la majeure partie de la division se retire en plusieurs colonnes, la dernière forme ce qu’on appelle proprement une arrière-garde.
Ce second cas est du ressort de la petite guerre.
Nous traiterons d’abord du mouvement de la division.
La batterie divisionnaire est nécessairement divisée ; car, si elle était réunie, elle s’exposerait à être enlevée en totalité; ou bien, elle occuperait sur le front une trop grande superficie de terrain pour trouver un appui entre deux batail- t
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Le bataillon de droite de la première ligne a pour mission d’appuyer la demi-batterie de droite, et
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l’autre demi-batterie est placée entre les bataillons 3 et 4 (1).
La seconde ligne est en échiquier, à ISO pas environ en arrière ; la cavalerie est formée en colonnes , en arrière d’une des ailes.
Si l’ennemi ne s’avance pas vivement, toute la division se retire en masse : dans cet ordre, l’artillerie marche à la prolonge.
Toutefois, il ne faut pas faire usage delà prolonge, lorsqu’on chevauche dans les montagnes, non plus que dans le passage des obstacles.
Lorsque l’attaque est énergique, la première demi-batterie se retire en B, à environ 200 mètres, prenant avec elle le bataillon n° J .
La première ligne se retire à hauteur de B , et la seconde demi-batterie , seulement à la hauteur de G, où elle s’arrête et ouvre son feu.
11 est de principe que l’artillerie doit occuper la ligne la plus rapprochée de l’ennemi.
Si l’ennemi rend ce mouvement dangereux, la cavalerie divisionnaire se lance sur lui et se relire en E.
S’il nous pousse plus brusquement , on déploie la ligne et on commence le feu ; l’artillerie lire à mitraille.
Cette tactique forcera l’ennemi à mettre en ligne des troupes fraîches, ce qui lui occasionnera un re-