‹ Les Trois armes, ou Tactique divisionnaire du colonel prussien DeckerChapitre 14 sur 49 · COMBATS DÉFENSIFS · texte numérisé non relu

COMBATS DÉFENSIFS

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Tout plan de défense est, plus ou moins, basé sur cette règle : que chaque arme doit être placée selon ses capacités et d’après la nature du terrain.

La position doit être étudiée avec soin sur tous les points qui l’exposent à l’attaque; et s’il en existe plus de deux, il n’est pas douteux que la position ne

COMBAT D’tlNli DIVISION

soit faible ; dans ce cas, on ne peut masser l’artillerie que par exception.

L’infanterie légère occupe les postes placés en avant du front et sur le flanc. Les Bataillons extrêmes des deux lignes protègent l’aile exposée.

L’élite de l’infanterie forme la réserve; la cavalerie stationne en arrière du flanc exposé, à l’endroit où le terrain offre un point favorable pourune sortie. En avant de la ligne sont disposées des patrouilles et de petits postes, dont la destination est d’éclairer l’approche de l’ennemi et de signaler son ordre de marche.

11 y a une exception lorsque !a cavalerie est exposée à recevoir le premier choc. Sur un terrain favorable, la cavalerie légère commence l’attaque, appuyée de deux pièces de canon; puis elle se relire graduellement vers sa position première , laissant son front dégagé.

On trouvera dans la tactique de l’infanterie, le mode de procéder en pareille occurrence.

11 ne nous reste plus maintenant qu’à expliquer ici la part prise par les autres armes, dans leur concours avec l’infanterie.

L’artillerie divisionnaire ouvre son feu, aussitôt qu’il est appelé à produire quelque effet.

Elle tire seulement sur les colonnes d’attaque, parce que l'infanterie, dans l’attaque, est l’arme principale.

Quand notre artillerie occupe une bonne posi-

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tion et qu’elle est protégée par des ouvrages défensifs qu’on aura eu lé temps d’établir, il n’est pas nécessaire de répondre au feu de l'artillerie ennemie. C’est une excellente règle qui , il faut bien l’avouer, est rarement suivie.

Le commandant de l’artillerie doit suivre attentivement les différentes phases d’une bataille, et surveiller les mouvements en avant ou en retraite de la seconde ligne de l’ennemi et de sa cavalerie; et, selon les circonstances, il pourra faire avancer une partie de ses pièces, dans le but d’obtenir un résultat favorable : néanmoins, on ne saurait le renfermer dans un cercle trop étroit, quant à la conduite qu’il doit tenir.

La cavalerie divisionnaire veille à ce que la cavalerie ennemie ne surprenne pas à l’improviste notre propre infanterie.

Elle doit toujours être prête à se porter en avant, afin de rendre plus décisif l’avantage obtenu par l’infanterie, sans cependant se laisser emporter trop loin.

Dans le cas où le flanc serait attaqué, la première chose à faire est de s’assurer que l'infanterie aura le temps d’opérer en sûreté un changement de front ; et ce serait aussi le moment de faire avancer quelques pièces vers ce point pour protéger cette opération.

Si l’attaque est repoussée, la division répare son désordre aussi vite que possible, pendant qu’une

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