‹ Les Trois armes, ou Tactique divisionnaire du colonel prussien DeckerChapitre 33 sur 49 · EMPLOI DES THOIS MIMES DANS LES MONTAGNES · texte numérisé non relu

EMPLOI DES THOIS MIMES DANS LES MONTAGNES

conserver le terrain que nous avons gagné, et laisser à la réserve le soin de nous protéger.

On se déploie pour faire face à cette attaque, et il ne faut pas oublier que, de même que dans les montagnes, on rencontre dans une attaque partielle la résistance la plus opiniâtre. Si nous apercevons de 1 hésitation dans 1 attaque de liane de l’ennemi , nous n’avons qu’à pousser notre première ligne audelà du front pour neutraliser son effet. Un vieil adage militaire dit : « Que celui qui menace un « flanc , peut lui-même être inquiété sur son « flanc. »

L’infanterie de ligne, placée dans les vallées principales, n’agit pas en lignes successives comme en plaine; mais en colonnes serrées.

On doit éviter l’emploi d’une nombreuse cavalerie : elle ne pourrait agir avec succès que dans le cas où l’ennemi essaierait de nous tourner et autant que les routes seraient favorables.

On peut tirer avantage de la combinaison d’un petit corps de cavalerie avec l’infanterie; ce qui serait une mauvaise disposition en plaine.

La cavalerie ne forme jamais l’avant-garde.

La position naturelle de l’artillerie est sur les routes, où elle peut se mouvoir librement; mais, dans l’occasion, une section transportée à grand’ peine dans une position dominante, peut procurer un avantage incalculable en ouvrant son feu à'1’ improviste.

.-Jk

Page 1