ARTILLERIE
position déterminée, sans suivre le mouvement (t).
La moitié de l’artillerie à cheval reste à la réserve et doit être placée de façon à se mouvoir instantanément dans toutes les directions.
Dans la défense , quoique les batteries soient disposées sur le front entier d’une ligne défensive de bataille, elles doivent particulièrement porter leur attention sur les points probables de l’attaque. On ne saurait se faire une idée de l’effet produit par quelques pièces d’artillerie légère lancées à tout hasard, à portée de mitraille, sur le flanc d’une colonne d’attaque.
La proportion de l’artillerie doit être calculée, à raison de trois ou quatre pièces par mille hommes (2). Quand l’infanterie de Napoléon était affaiblie, il prenait à tâche d’augmenter son artillerie.
trésorier des guerres eu 133S, mentiouuant fournitures de poudres et de canotis... Nous ne croyons pas avoir besoin d'ajouter que cette artillerie primitive était lourde et mal servie. Cet étal de choses, au res'.e, se perpétua jusqu'à Louis XIV, sous le règne duquel cette arme, sans recevoir toutefois de grands perfectionnements, prit une extension considérable. (Trad franç.)
(1) Dans l’armée française, le système actuel du matériel de l’artillerie donnant la même mobilité aux batteries à pied et aux batteries à cheval, ce principe émis par l’auteur ne saurait être pris dans un sens absolu. {Trad. franç.)
(2) « En France, la force de l’artillerie, relativement à celle des « autres armes, varie entre les limites d’une et trois bouches à feu « par 1,000 hommes, suivant la force et la valeur de ces armes, la « composition de l’armée à combattre, la nature du pays qui doit « être le théâtre delà guerre et le caractère de cette guerre.
CAVALERIE
CAVALERIE (1)
La cavalerie est une arme exclusivement offensive. Son caractère spécial est la rapidité qui occasionne la surprise et enfante des miracles.
La proportion générale de la cavalerie, pour agir avec succès en pays plat , doit être d’un sixième ou d’un huitième; dans les pays de montagnes, un dixième suffit. Quoiqu’il en soit, on ne saurait jamais avoir trop de cavalerie ; mais il vaut mieux s’en passer que d’en avoir une mauvaise.
« Les bases suivantes peuvent être adoptées dans les circon- « stances ordinaires.
(Aide-Mémoire de l'arlillerie.)
« Deux bouches à feu environ par 1,000 hommes, infanterie et « cavalerie, dont un sixième environ de gros calibre, les deux tiers a en canons et le tiers en obusiers. » (Note du Trad. franç.)
(1) En remontant, aussi loin que possible, dans les temps anciens, nous voyons que la cavalerie y remplit toujours le rôle le plus important à la guerre; elle était l’arme des conquérants.' Ce fut l’armée macédonienne qui donna à Alexandre le gain de la bataille qu’il livra aux I’erses sur les bords du Granique, l’an 434 avant Jésus-Christ. On sait quelle était la cavalerie des Mèdcs, des Partîtes et des Thessaliens ; mais nous u’avons point ici à écrirè l’histoire de cette arme, ni à rappeler les phases diverses et les modifications qu’elle a successivement subies. 11 nous suffira de dire qu’elle conserva son importance et scs prérogatives jusqu’à la découverte de la poudre et l’invention des armes à feu.
(Trad. franç.)
22 cavalerie'.
En 1796, Bonaparte renvoya la sienne à l’arrièregarde jusqu’à ce qu’elle eût été réorganisée.
La cavalerie ne doit jamais agir sans appui.
D’après les instructions du duc de "Wellington, la cavalerie doit être déployée sur une seule ligne au moment de la charge ; une partie doit être placée en réserve pour soutenir au besoin le corps principal.
La cavalerie, sans l’assistance de l’artillerie à cheval , 11 e peut rien contre l’infanterie préparée à la recevoir; mais quand l’infanterie ennemie est elle-même engagée avec la nôtre, une charge de cavalerie peut entraîner le gain de la bataille. C’est ce qu’on a vu à Marengo (1), à Eylau, (2), à Borodino (3), etc., etc.
"D’un autre côté, il y a un cas où la cavalerie obtient un avantage décidé sur l’infanterie : c’est quand on livre bataille dans un temps de pluie et de neige, ainsi que cela arriva à Augereau, à Eylau, et à l’aile gauche des Autrichiens à Dresde.
Les charges de cavalerie ne prennent place que par exception, au début d’une action. Dans ce cas,
(1) 25 prairial an VIII (14 juin 1800), manoeuvre de cavalerie commandée par le général kellermann. ( Trad . franç.)
(2) 8 février 1807. Il est ici question de la charge de cavalerie commandée par Murat, et qui, exécutée avec autant d'adresse que d'impétuosité, culbuta l'infanterie russe. (Trad. franç.)
(3) 7 septembre 1812. Charge brillante de cavalerie parle général comte de Caulaincourt, à la tète du 5‘ de cuirassiers.
, (Trad, franç.)
CAVALERIE
elles ont pour objet de chasser la cavalerie de l’enncmi ; d’enlever scs batteries et de seconder l’infanterie pour couronner une position ; mais alors, il est nécessaire que l’infanterie soit sous la main, car l’effet n’est qu’instantané.
Les lignes déployées en échiquier sont plus convenables pour la cavalerie que des lignes conlinues; tandis que cette formation est vicieuse pour l'infanterie. Ainsi disposée, celle-ci serait exposée aux attaques de flanc de la cavalerie ennemie.
La seconde ligne est invariablement formée en échiquier, ou du moins, avec de larges intervalles; car autrement, si la première ligne était repoussée, la seconde ligne pourrait être entraînée avec elle; et nous citerons comme exemple à l’appui de cette assertion, l’attaque du général Nansouty, en colonnes de régiments, sur la cavalerie prussienne déployée à Château-Thierry.
La distance des lignes est d’environ 400 mètres que l’on peut franchir en un peu plus d’une minute.
L’attaque sur le flanc étant la plus dangereuse, il est nécessaire de garnir les flancs d’une ligne de cavalerie de quelques escadrons en colonnes, pour prévenir des désastres, comme il en arriva à la grande charge de cavalerie (1) qui eut lieu à Leipzig.
(I) Commandée par le général Nansouty, 18 octobre 1806.
(Irai, franç.)
CAVALERIE
La cavalerie, quelque inférieure qu’elle soit en nombre, peut, étant bien dirigée, accomplir de grandes choses; ce qui démontre l’importance de faire agir cette arme au moment opportun.