IL FAUT DÉFENDRE L'EUROPE
intéressé qu'il ne croit à la vie et à la vigueur d'une Europe alTranchie des épouvantes du germanisme. La ceinture d'argent et d'azur de la Manche, les abîmes océaniques eus-mfimes sont de petites g&ranties contre l'essor du rapace malfaisant de Berlin ou de Weimar. Si la justice, le droit et le devoir pouvaient devenir lettres mortes pour eux, c ceux qui parlent anglais > feraient sagement de se dire qu'à Rome, à Paris, à Bucarest et en quelques autres villes choisies, mais non très nombreuses pourtant, ni très populeuses, ils ont des amis qui les défendaient en se défendant : oui, ces amis se sacrilîaient à quelque chose comme un bien vital indivis entre eux et nous. Personne n'eut jamais raison de laisser périr de semblables amis, mais, quand on oommet cette négligence, on la paie. Le continent européen abandonné sans défense aux menaces prochaines de son foyer central, serait sans doute fort à plaindre : plus à plaindre peut-être ses ingrats ou ses'négligents débiteurs!