‹ Les trois aspects du président Wilson: la neutralité, l'intervention, lChapitre 108 sur 132 · DE FRANKLIN A WILSON · texte numérisé non relu

DE FRANKLIN A WILSON

5 février 1919. .

La question de Boaveraiaeté a été posée lundi devant le. Parlement pa^ un chef d'Etat étranger adimis à la tribune de la nation. M. Wïlson y a prononcé cette phrase dont la^France était le sujet :

Un peu d'abandon de son indépendance d'action ne peut pas être mis en parallèle avec l'incessante me- * nace d'une autre catastrophe.

L'idée d'un parallèle semblable ne se serait pr^ sentée à l'esprit ^'aucun Français. Les Français, depuis deux mille ans, ont préféré à la dépendance, petite ou grande, la mort. Mais, comme nous le faisions observer dès hier, ce que M. Wilson nous propose en échange du plus noble et du plus précieux de tous les biens est très précaire. C'est ans sorte de garantie de neutralité du type que l'Europe libella {définitivement, croyait-elle) en 1^ pour le royaume de Belgique : la Belgique d'alors était à l'Europe ce que la France de demain serait  la Société universelle de demain. Soixante- quinze ans plus tard, on vit ce que valait la garantie diplomatique de l'Europe pour la Belgique du temps de Guillaume II; nous n'attendrions pas trois quarts de siècle pour vérifier, pour éprouver à jios frais 6e que vaudrait la garantie diplomatique de la Société des nations pour une France contemporaine du très prochain Attila lU.

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