DU RÊVE A LA RÉAUTÊ *7I
inquiets de voir l'esprit de la Bévcdotnui se séparer ainsi d'aveo la cftise* da la* -France et c'est pour, arrêter ce courant douloureux que, vers ce moment, nous précipitâmes DOtre propagande pour la Part du Combattant plus propre qu'aucun 'i idéal > suranné , -À fournir des réponses au < pourquoi te bas-tu? > n n'y arvaît donc plus en présence que le patriotisme nationaliste et l'anarchie antimilitaîre. Quelques rares Sdèles du militarisme révolutionnaire en sbuitraient. En mai:s 1917, k Révolution russe leur rendit un peu d'espérance. J'en sais un, combattant ilévoué, qui tomba à la fleur de ce rêve d'une Europe orientale régénérée par ta démocratie : ses lettres recueillies par VHumanitè qui les a publiées depuis, font foi do ce que l'on peut appeler la seconde vague de mysticisme paciGste et gnerrier. L'intervention américaine à peine aanoncée par les feuilles n'y fut pour rien. Et ce mouvement lui-même dura trop peu. Les honteux événements "de Russie se fussent chargés de le dissoudre si, de son propre élan, parles excitations de ses doctrinaires du Bonnet Rouge, il n'e&t conduit aux mutineries de mai-juin qui îatroduiaaient parmi nous la guerre civile. Ces événements malheureux brisèrent le courant idéaliste en le fai- ' sant apparaître ce qu'il était sans doute au fond : .une propagande de désunion nationale et de désar> mement devant l'ennemi. ' ■ •
POURQUOI PAS DE TROISIÈME VAGUE - 'Lers donc que les admirables troupes du président Wilson ûrent au printemps 1918 leur éclatante apparition sur nos champs de bataille, il y avait de graves
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. 17i LE PRÉSIDENT WILSON
dif&oultés- & ce que l'on prit garde à autre chose que lenr valeur, leur courage, leur itttlomptable ténacité et leur dévouement héroïque. MOitaire ou civil, le puhUc continental fit entendre un applaudissement prolongé, moins prolongé peutétre que la reconnaissance de notre cœur! Mais, quant ans idées, non : ^ elles ne furent pas 'aperçues, volant comme en un rfive au-desBUfl du drapeau fédéral, de ses oouleurs hrillantes, de oea bandes et de ses étoiles, ou c'est à peine si l'on se soucia de la présence ailée de çé» . nobles déesses. Saturé d'évocations OFatoires, l'ancien scepticisme français' avait repris le dessus. La douleur du sol ravagé, des villes menacées, d'une belle jeunesse fauchée par milliers d'imes cédait parfois, souvent, à des passions moins sombres : mais c'étaient celles de nos espérances nationales rigoureusement maintenues, le désir de chasser l'ennemi, de punir le traître, l'incompressible volonté de libération, de salut, de résurrection. Ces idées, car de telles passions sont aussi des idées, monsieur le président Wilson, ces idées ne s'arrêtaient pas forcément A, la nation française, elles s'étendaient de tout cœur à, nos alliés et au monde, mais elles étaient pures, ou à peu près, du séraphisme éthéré, du messianisme stoïcien que M. Wilsoa prête à ses soldats et aux ndtres. Il n'y a pas eu de troiaitoie vague d'idéalisme duran't la résistance de Foch ni durant les cinq mois de son offensive immortelle. Le fait historique est aisément vériQable. Les saturnales de l'idéologie paciQste ont commencé beaucoup plus tard, c'est-à-dire la guerre à peu près Qnie. Ce*fut un grand bonheur polir le monde : que fût-il arrivé si