‹ Les trois aspects du président Wilson: la neutralité, l'intervention, lChapitre 118 sur 132 · mars · texte numérisé non relu

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Pour exprimer les forces en présence dans cette guerre * mondiale », l'Europe disait ; Germanisme et Civilisation; M. Wilson a dit: Autocratie et Démocratie. On a TU le résultat de cette erreur de fait. Se figure-t-il qu'elle lui a du moins valu une popularité quelconque. La haute estime dans laquelle il est . tenu, la gratitude que lui ont vouée les Gouvernemeats et les Etats procèdent de'raisons toutes différNites. Comme il appartient i. la véritable grandeur, ses merises sont déploré^ et ce juste, regret sera redoublé si la cause en est aggravée.

Nous li«>n8 en gros caractères dans VHumaniti soua les titres significatifs c lbs boumbs d'Ëtat a.veu-

OLBS, LBS PBUPLES CL&IRVOYANTS, DN AVERTISSEMENT

SOLENNEL *, deux fixtraits d'un discours prononcé par M. Wilson au Metropolitan Opéra. Ils donneront lieu à de sérieuses méditations :

La Ligue des nations n'est ni plus ni moins qu'une convention par laquelle Je monde s'engage à maintenir les principes dont il vient d'assurer la revanche au prix du sang le plus précieux qui fut jamais versé.

Ceci n'est pas santi du conseil des Iiommes d'Etat.

L'Europe est secouée dans ses entrailles à l'neure actuelle, car elle s'aperçoit que les hommes d'Ëtat n'ont pas de vision, et que seuls les peuples ont eu la vision. Ceux qui souffrent voient. Ceux qui subissent l'injure voient combien est désirable le droîf à la justice.

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m LE PRÉSIDENT WILSON

Aucun Gouvernement, d'après M. Wilson, aucun Etat (et quoil pas m&me le sien?) n'a eu l'inspiration d'adoucir les souffrances, d'arrêter la tuerie, d'appeler la justice :

fit c'est le peuple qui a eu cettA Tisîon. Mes araÏB, je voudrais que vous songiez à .ceci; la vision de ce qui est nécessaire pour entreprendre les grandes réform'ea a rarement étô accordée h. ceux qui dominent les nations. Cette vision a été accordée au besoin et à la Tolooté et elle s'est ouverte devant lei revendications des grandes masses des hommes qui oherchaiant la ' liberté.

Nous n'entrerons pas dans le détail de cette psychologie où le pragmatisme et l'apocalypse tiennent trop de place pour nous. Le lecteur rôvêra ou devinera. M. WÎIson poursuit :

Et je suis stapéFait — je ne suis pas alarmé mais je suis surpris — q«'il j ait dans certaines sphères iin« telle ignorance de la situation mondiale. Ces inatsiaurs ne se rendent pas canpta de ce qu'il y a de justice dans l'esprit des hommes actuellement. Tout le monda autour d'eux s'en rend compte. Je ne sais pas où ils ont été renfermés, Je ne sais paa quelles influences ont pu les aveugler, mais je sais qu'ils se sont trouvés en dehors des grands courants d^dées de l'humanité.

Quel ton pour déorire un état de méprise «K'wreûr qui «et Ml jvsta ealui de l'oratenr !

Et je désire denner cet avertisse nent eoleniMd, imb pas mnme uae menace — tes forées da monde »e menacent paa, elles agissent — les grande flux et influx du .nAtnde ne préviennent pas,'ils montent et vent ;

irrésistiMe et cei^j gui rç' trct^vent su,f. lei^r p^geagç sont ^ubmergëi. Maintenant J'àme du monda' s'est éveillés et l'âme du monde doit être satisfaite.

Ne vous arrôtez pas i^ vous imaginer un instanli que le malaise des popui£tioua europftenofis e^t entière' ment dû à des causes ou f) d'arriôre-^ptifs éeonptni- ■ ques. Son origine est plus prpfonde. Ces populations ont vu que leurs Gouvernements n'ont jamais ôtô capables de les défendre contre l'intrigue ou contre l'agression, et que dans aucun cabinet moderne, il n'y a ni valeur, ni prémeion, ni prudence.

Ia$ Cfliiinet» pwropéefts pourroi^ ^\fp qit»lqH« ppu surprù 4^ «'epfieii^re destituef p«r pe pqjlégue (le tputo valeur, prévis^, pu pruc^pp. Quelques grw4# HBfYiaEM qu>j( ffifidus ^. WilWJB, V^m ne aoiqjri^a fme aûrs ifu^ Ip tnode ^r^if 4* ^W i>4cr-

vepUw i^ do^lIl^ }& droi» dp tfvtpr de jsi ^l♦^t pp q^p

noi)« ipgeilBTQjm, d^^ son ^g48Pi 1^ Prochain. Car

fait Bbstrjtft^QO 4^ Sik yaleur pfopce, fie l^ fligjfit^ den Minimes pt d^ fihefs d'État, i^ais )« Prpp}l^,\^ aura le droit de lui crier gaiement, et Ipn^fol? ay^c quelque sérieux, dèa le dél)firpadère :

7^ .Sioftsi^HF W'IiSOiÏj ragneiei^r Wilapn* #j4 rjÙVier pt^«^ yoW( «^tiejï 4^ ^tith^tiS Jïien afl^epx^ ^ bifiiî ,i;i^«^, 4^ ftRi^tiéses .cfjjjt^pof^eç ^ jieij fjMgo, da^ votre oppi^^iti^p dfi§ déjo^ofif»^ a»f autocraties, et elles ofii ^si f)4i P^ R^ dç d^g448. P^nez ga>^^ de u'ei^ pQ^tt ^M^e jde nou- Teauz qiM ^eraieiut plu^ graves en .opposa^ les pfiPHl&tiojw ^ux Q.o)i^v(^aea^cois. J>s ^ne3 et ]ea S.'otf^ viveateflp^x. ^a iie deiio'aai^eQf {^ oùe^ que A»

l80 LE PRÉSIDENT WILSON

continuer. Ne leur donnez-pas de mauvais conseils. Ne les brouillez pas. Jusqu'ici, souvent, .vous avez ressemblé i un bon père, ou à un bon frère. N'altères pas votre oeuvre. Ne gÂchez pas votre bienfait. Ne donnez pas raison à ces diables de sénateurs américains qui disaient l'autre jour que la principale vertu de votre système était d'ajouter un ou deux numéros inédits au catalogue des causes de guerre. Les luttes intestines sont aussi des fléaux.

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