NUL N'ATTAQUE M. WILSON
Personne n'attaque M. Wilson. On le respecte, on le salue et on l'acclame et, si l'on ne met pas ses idées au-dsssus de la discussion, si on ne lui accorde ni l'infaillibilité papale, ni davantage la demi-divinité, c'est que personne, du moins parmi les bons Français, ne veut le couvrir de flagorneries indignes de lui. Une pensée jeune, neave, inexperte, mais généreuse et ardente, amoureuse de controverses, doit préférer des contradicteurs comme nous à des approbateurs de la pAte de Jean Longuet ou de Cbarles Rappoport.
Quant à la roideur fréquente de telles ou telles paroles échappées à la verve de la raison française, aucune n'est à comparer au mot désormais historique de M. Woodrow Wilson sur les cabinets européens qui n'auront eu, selon le président américain, ■ nt valeur, ni prévision, ni prudence ».
Si la sentence n'est pas expliquée ou démentie, qu'est-ce qui pourra empêcher les hommes d'Etat de la vieille Europe.de montrer au porte-parole de la jeune Amérique, & côté du cabinet italien entré