‹ Les trois aspects du président Wilson: la neutralité, l'intervention, lChapitre 126 sur 132 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

lègUime... InteHeotuellement, M. Wilson n'est pas sorti de là. Et personne n'en tàt sorti. Ea fait, s'il ne nous a pas rendu l'intégrité de nos gagea, et s'il a persisté à refuser de garantir la signature allemande, l'arbitraire, non la raison, la force, non le drojt, le silence, non la parole ni l'écrit, ontseuls gardé sa position. Il n'a pas répondu, et il ne l'a pas pu. ■

Quant à l'échappatoire d'une offre {acceptée, hélas! ) d'intervention anglo-américaine au cas oCi nous serions attaqués a sans provocation * par les Allemands, elle déplace la question sans la résoudre; il ne s'agissait nullement de prévoir une agression ou provocation allemande, mais d'envisager le refus de l'Allemagne à tenir ses engagements et à payer ce qu'elle doit. M. Wilson a eu la chance de n'être pas solidement happé entre les deux branches de l'alter- • native. Nulle volonté énergique, nulle raison puissante n'a su l'obliger soit à briser son parli-pris d'amitié germaine, soit à lier à notre fortune (inancière ses patrons et amis, les Juif.s allemands d'Amérique. Mais, en tirant sa politique de ce mauvais pas, il y a laissé son honneur intellectuel.

Triste histoire en définitive que cette conférence ouverte par un professeur passé homme d'État et ajoutant à la magistrature politique une sorte de souveraineté morale et religieuse. Il était venu offrir au monde l'application du a jugement moral » aux affaires publiques ! Il ne s'était pas rembarqué que l'événement le forçait à se réfugier dans l'expression d'une volonté sans raison...

Il n'était même plus possible de concevoir que cette volonté fût pure et que des intérêts inférieurs n'en

eussent |)a3 altéré le métal. Nous avons soupçonné. Puis nous avons appris. On finira bien par tirer au clair ce qui n'est presque plus un secret : l'influence décisive exercée sur M. Wilson pEtr un très petit nombre d'êtres humains, boursiers de profession, campés entre' Hambourg, Francfort et New-York.

La raison sociale de ces louches intrigants .parmi les peuples alliés et associés s'appelait pour les profanes l'Association pour la Ligue des Nations libre». Elle avait son siège en Amérique et comprenait, entre autres personnes, M. Félix Frankfurter, président du War Labor policies Board, le grand banquier Jacob H. SchifT, plus des Cohen, dès BIumt^ithal, des Chapiro.-sans oublier M"' Mary Sunkovich. M. Wilson s'est brouillé depuis avec quelques membres influents de cette association d'idéologues financiers, sinon avec tous, mais il a commencé par les subir complètement*. On en connaît des témoignages écrits : il n'est pas possible qu'ils ne soient pas révélés un jour,

' Le monde entier saura que tel verdict condamnant les Italiens, les Polonais et les Français a été prononcé par une poignée d'intellectuels peu éclairés, mais opulents, d'origine germano-juive pour la plupart ; fin mai 1919, cet arrêt ayant été transmis pat câble à M. Wilson, il obéit de point en point. Pourquoi ? Mystère, Ce qui est sûr, c'est que le libellé définitif du traité signé le mois suivant garde l'indé-

1. Lee intérêts ethniques et financiers, les idées philosophiques et religieuses ou irréligieuses, onl-elles utilisé le lien el le véhicule de la Maçonnerie? Cela est vraisemblEtble. Voir le F.\ WilKon, gon œuore maçonnique, parleChan. Gaudeau.

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