ÉPILOGUE
lébile cicatrice des coups ainsi portés aux alliés vâin- ■ queurs sur l'atticle dés Réparatiorù, de la Sarre, de la Haute-SiUsie, de Fiume et de Dantzig. Ce tort fait à la paix du genre, humain comporte quelque chose de plus que l'humiliation de M. Wilson : il a signifié la faillite de l'esprit humain plié sous des forces d'intérêt -de parti, de confession, de race, soudées par les vertus de l'or-
Apprenant en juillet ou en août suivant ce qui s'était passé entre M. Wilson et ses instigateurs secrets, un homme politique en deuil de bealicôup d'illusions se conte pta de répliquer avec son flegme : •
— ^iors, tout s'explique.
Cela s'explique, en effet, par le rythme de la domination croissante d'une race agioteur et révolutionnaire sur les peuples producteurs, conservateurs, civilisateiirs. Cela manifeste le triomphe de la" ri- chesse sur la pensée etdu minéral sur l'humain. Mais, cette explication, la seule, n'étant pas très bonne à produire, M. Woodrow Wilson aima mieux renoncer à défendre aucune de ses c idées > contre la discussion et contre l'examen. M. Wilson se résigna à devenir une excellente machine & dire : Je veux ou ne veux pat.
Déjà, quand il s'était permis d'adresser aux Italiens, par-dessus leur gouvernement, le message incorrect qui leur refusa Fiume, de mauvais applaudissements avaient appris à l'univers que le pape puritain de. la Paix et de' la Justice avait < donné . un grand coup de poing sur la table > ; ces façons bismarckiennes firent désormais les délices de la..
petite caitr de divagatears oontineatauz dont le président se vit'entouré*, les uns socialistes indé- pendants comme l'ineffable Paul-Prudent Painlevé, les autres unifiés comme ce Paul Lévi, militant bolcheviste au Populaire et à l'Humanité sous le pseudonyme de « Phédon », directeur de la Revue Bleue sous le faux nom de Paul-Louis et, sous le voile du plus complet anonymat, directeur de tous les services de politique étrangère d'un grand journal républicain populaire comme le Petit Parisien. Cet entourage d'ennemis' publics plaidait à qui mieux mieux contre les intérêts vitaux des peuples martyrs. Ce plaidoyer prononcé en France donnait du cœur contre la France à H, Woodrow Wilson. Quant à la cause de l'esprit, du cœur, de lu logique et de la justice, .il se cbargeait de la liquider tout seul — au profond désespoir de libéraux sincères qui se perdaient dans ces abîmes d'inconséquence ou de faiblesse morale, navrés d'assister à, la démission de l'intelligence devant un consortium de complices et d'amis du peuple agresseur, ■
C'est en Amérique, naturellement, que la critique des vetos et des volos de M . Wilson atteignit au plus haut degré de lumière. Les libres esprits du Nets
1. La camarilItL dénoncée en aoûl 1918 par Maurice Pujo dans l'Action, françaUe, était soupçonnée dès .janvier : voir les • IVaudeurs • dénoncés el signalés è. la page 155. Cette camarilla était toute formée k la veille de la première visite du Préaident Wilson. En étaient tous les » petits Français, » tous Jes partisans d'une plus petite France: voir VŒuere du 13 décembre 1918 i > Pourquoi un Français doit- être wilaonieo, » article de ce malheureux Jean Hennessy.