‹ Les trois aspects du président Wilson: la neutralité, l'intervention, lChapitre 21 sur 132 · KANT ET M. WILSON SI · texte numérisé non relu

KANT ET M. WILSON SI

ries et qui aont égftrèas psr les combats et par la haiae, DQ possèdent aucun homme capable ou ayant ie courage moral de prononcer le nioc qui leur apportera le soulagement de proposer la paix. Ce qu'on désire, c'est un acte moral qui libère le monde, y compris les neutres, da fardeau qui Copprease.

II est nécessaire pour cela d« trouver un cbef d'État qui ait une eonacienee, qui se sente responaubls vis-àvis de Dieu, qui possède un cœur pour son propre peuple comme pour ses ennemis et qui, indifférent à toute fausse interprétation possible ou voulue de son action, possède la colonie de libérer le mondt de ses 90uffrances. J'aurai ce courage ; m'en reposant en Dieu, j'oserai faire cette dénnarclie.

Veuillez élaborer une note dans ce sens et me soumettre toutes les dispositions nécessaires sans délai. Signé: Guillaume II, empereuret roi.

Ce a'eal pas autrement qu'il a été parlé, de la Maison-BUnohe, d'abord aux belligérants, ensuite au Sénat américain. Nous avons eu à souligner, ohez lesdeus aotears, exprimé dans les mêmes termes, le même sens de leur importance, de leur autorité, de leur pouvoir personnels: « Les populations des pays ennemis ne possèdent, dit l'empereur boche, aucun homme capable ou ayant le courage moral (te prononcer le mot... J'aurai ce courage... »

M. Wifson disait ;

... Je ams la sbule pbhsonne jouissant d'une autorité parmi tous les peuples du monde qui ait le droit de parler et de ne rien cacher. Je parle comme simple individualité, mais je parle cependant aussi comme le chef responsable d'un grand Gouvernement.

Les doctrines philosophiques plus enowe ^e Isa

écoles des rhéteurs ont chacune leurs grimaces propres, leurs tics. L'identité du tic pseudo-stoïcien ou kantien eût aidé k déceler la oommunauté d'origine si l'identité du vocabulaire n'avait déjà fourni le premier indice révélateur. Ces indices divers sont vérifiés aussi complètement que possible dans le travail de M. César Chahrun. Sa collation des textes est irrésistible. La philosophie de Kœnîgsberg a bien introduit le président de l'Union américaine à toutes les notions du droit international.

LE KANTISME WILSONIEN

C'est de ce docteur qu'il dépend. Sa critique s'explique par la critique kantienne. Sa théorie de la pratique, ou, en français, ses vues d'avenir, ses conceptions de la paix future sont également suspendues " à la même chaire. Quand nous faisions nos objections habituelles au *paci(ïsme de M. Wilson, c'est bien A Kant, c'est bien A Rousseau et à Luther, à l'esprit de la Réforme allemande et de la Révolution dite française que noua répondions. C'était bien Kant qui décidait de remplacer les garanties précaires mais réelles et appréciables de la politique par les garanties absolues mais irréelles de la justice. C'était Kant qui, au nom de son ordre international incréé, proscrivait les ententes, les alliances et les ligues des petits peuples contre la tyrannie des gros. Paragraphe par paragraphe, et quasiment ligne par. ligne, cela est démontré, comme au tableau, par M. Chabrun.

. Par parenthèse, cela explique comment au milieu de colères boches provoquées par les actes divers du

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président Woodrow Wilson, ses « idées » recevaient en Allemagne les plus emphatiques hommages.: il ' fallait bien y reconn^dtre une marque de la maison.

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