POUR QUE LES FRANÇAIS VOIENT
Nous essayons de prévenir le public français des pièges qui sont tendus à sa bonne foi. Les uns lui viennent d'Orient, les autres d'Occident. Il en esï de
iZ LE PRÉSIDENT WILSON
Russie, il sr est d'Amérique. Le tout est de n'y pas tomber. Mais je ne me lasse pas d'admirer l'énergie avec laquelle tout rayon de lumière est écarté, offusqué, détourné par des hommes que leur profession intellectuelle devrait intéresser à la seule vérité. Y a-t-il donc un iatérât supérieur? Je ne le croyais pas. Mats je commence & croire, d'après ce que je vois, que mon optimisme était faux. Il suffit de crier ( citoyens, prenez garde > pour exciter une rumeur. Existerait-il des gens apostés pour que nos citoyens ne prennent pas garde?
J'ai été seul, absolument seul, dans la presse, à signaler, & souligner le caractère de haute autorité, l'accent de pouvoir personnel qui se marquait dans les coaimuDÎcations du président Wilson. Cette revendication du sens propre présidentiel, si elle est réelle, méritait d'être mise sous les yeux du peuple français qui est souverain, c'est-à-dire qui n'a pas de souverain, qui est seul chargé de sa destinée. Il était ainsi prévenu. Ou lui épargnait des surprises et des contre-sens. On le tenait au courant de la nature de l'autorité dans la République américaine, si différente de ce qui se voit dans la République française... Il parait que ces informations étaient sans profit. Que l'opinion, se trompe, que l'esprit public s'égare, l'important, l'essentiel, Tonique, c'est de distinguer le pouvoir de Mf Wilson de celai de Louis XIV que j'ai nommé à cette place hier matin. Il y a un f danger Louis XIVjo. Ranke disait en 1^70 que les Allemands lui faisaient la guerre. Il n'y a pas que les Allemands qui fassent la guerre au Grand Roi.
L'AUTOCRATE D'OUTRE-MER
Je lis dans uq journal que pour moi M. Wilson est « un type dans le genre de Louis XIV ». On me Tait obligeamment remarquer que ce Louis XIV est * rééligible au bout de quatre ans et jamais réélu an bout d« huit *.
Et cela est suivi d'un point d'exclamation.