‹ Les trois aspects du président Wilson: la neutralité, l'intervention, lChapitre 55 sur 132 · INTELLIGENCE, VOLONTÉ · texte numérisé non relu

INTELLIGENCE, VOLONTÉ

Les réalistes européens peuvent donc juger Ifu'un tel homme est naturellement appelé à comprendre quelques-uns de leurs soucis. Ce n'est pas lui »jui désarmera avant d'avoir désarmé l'Allemagne. On ne le voit pas traitant de la paix arec une puissance capable de rouvrir les hostilités au bout de six mois.

M. Wiison a eu le talent de propager on d'imposer sa pensée parmi ses concitoyens ea des tenneB si nets que les socialistes américainfi voyageant en Europe font des réponses de patriotes et d'hommes d'Etat qui éberluent Renaudel et assomment Longuet. Ce trait de caractère tend aussi à faire considérer M. Wiison comme une garantie de l'avenir européen. Mais les autres chefs de l'Entente? Je ne dia pas : les Italiens. Mais les Anglais? Les nôtres? Il n'a jamaifl été plus nécessaire de souhaiter à l'Entente cette personnalité d'esprit, cette décision, cette volonté politique sans lesquelles il n'y a point de claires vues d'avenir, elles-mêmei indispensables à l'action énergique et heureuse dans le présent.

Le présent s'éolaircit sans doute, mais il se complique certainement.

Nous allons sortir de l'ornière, quitter le chemin tout tracé. Se défendre était relativement simple! Mais attaquerl mais avancerl mais désigner nos garanties, déterminer nos sanctions. Des héros suffisaient ou presque, jusqu'ici. Il va falloir des calculateurs, et, bien plus, des divinateurs. Où r trop attirer l'attention de tout ce qui pense s qui va finir et sur ce qui va commencer.

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