‹ Les trois aspects du président Wilson: la neutralité, l'intervention, lChapitre 63 sur 132 · M. WILSON DEVANT LES FAITS · texte numérisé non relu

M. WILSON DEVANT LES FAITS

La conciliation verbale de^ deu^ formes de statuts n'est paa impossible, les motions nègres -blanches étant toujours Hcites dans les congrès, qa'îls soient de socialistes ou de diplomates. Mais d'une part, il ne faut pas se faire d'illusion, il y a là deux idées oontradiotoiVes, et même deux < droits > opposés, c'est-à-dire, en'puissance, deux termes de conflits aigu«. Et, d'autre part, au bout de ces quatre années de guerre, la race humaine, si vaillante et vigoureuse qu'elle soit, ne parait pas d'humeur à s'épuiser, en ce moment, siir des idées pures, si inflammatoires qu'on les suppose.

Dans sa majorité raisonnable et digne, le genre humain est disposé à s'apaiser en s'arrëtant à im moyen terme plus ou moins netteinent déûni, mais reposant, mais confortable, ej qui permette tout à la fois mouvement et ordre. Tel est, tout au moins, notre vœu. Le c chiffon de papier • de 183tf a sobi en 1914 une telle disgrâce que nulle école ne saurait . demander aux Belges, aux Anglais, aux Français de ^re désormais une confiance sans réserve aux engagements de l'Europe. Il semble bien en résulter que plus un instrument diplomatique obtiendra d'adhésions,* plus il accroîtra ses risques de dédit. Cette voix du fait est liien propre à faire réfléchir M. Woodrow Wilson, mais il n'est pas douteux non plus que le désir'universel de paix future est une force morale qu'il y a utilité à captpr pratiquement et. s'il est possible, k traiisformer en loi positive.

Sans retarder la conclusion du traité, on peut inté-

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