‹ Les trois aspects du président Wilson: la neutralité, l'intervention, lChapitre 64 sur 132 · SOCIÉTÉ DES NATIONS · texte numérisé non relu

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resser à son observation et à sa durée toutes les puissances de sentiment et d'intelligence qui sont en vigueur de nos jours. On peut essayer do le sceller à l'efSgie de tout ce que les relations internationales ' ont gardé d'intéreâbant et de considérable.

Pour vivre en paix, il faut que les hommes puissent communiquer. Ce sont Ie« facteurs de ces communications immatérielles ((ui importent. Lettres, sciences, arts, et par-dessus tout religion. C'est en développant les bonnes relations 4e ce genre que l'on oppose aux passions et aux intérêts concurrents, semences de guerre, un correctif solide qui porte en soi la paix. '

M. Woodrow Wilson s'appliquera à cet ordre d'idées, lorsque, ayant vu l'Europe et mesuré nos maux, il s'occupera d'en rechercher les remèdes. Son penchant naturel est de croire ceux-ci simples, faciles, directs et comme & portée de la main. Il apercevra la difGculté. Sans doute les statuts d'une société des nations se rédigent sans trop de peine : le malaisé et même le pénible sera de découvrir le moteur moral, l'aliment spirituel, le pain et le charbon vivants do cette ingénieuse machine humaine. La peur de la guej-re ne sufRt pas. Il faut trouver la peur efficace de l'injustice. Il faut trouver aussi de quoi limiter les intérêts et équilibrer tas passions. Par là, M. Wilson sera en droit de penser que le vieux système de l'équilibre avait matériellement du bon. Et amené aussi & scruter l'état philosophique, moral et religieux de l'Europe, peut-être que, désolé de ce qu'il aura discerné, il se demandera si la sagesse ne sera point d'aller faire un tour du côté de

ce Vatican avec lequel on essaya de le mettre en coacurrence, mais auquel il serait très sage de proposer une nouvelle < alliance religieuse » sur le modèle que notre Auguste Comtes^a déjà rêvé.

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