KXPUQUONS LA FRANCE A M. WILSON
suffisent P4B. Leur fermeté, leur poids varient avec les forces qu'elles meuvent, les forces respectives dès Etats contractants, forces nées des situations bien plus que des inteutlons.
Toat cela, ne demandant qu'un peu de réflexion, irait de soi si lee principes wilsoniens ne subissaient en arrivant en Europe un traitement qui en change la forme et le fond à tel point que l'on peut le nommersaus erreur une transmutation véritable. Cequi làbas sonnait la vertu, une vertu presque héroïque, celle qui s'arme pour le juste et le beau, sonne par ici le plus bas des vices qui est la lâcheté ou l'inertie quand ce n'est la haine civile. Ce qui là-bas est la volonté d'imposer le respect de vies innocentes devient ici le goût pervers de sauvegarder des vies criminelles. Ce qui l&-bas respire la guerre sacrée en vue d'une paix profonde et durable n'affei;te, n'emprnnte ici un son et un aspect moral que pour fomenter laguerre intestine et impie. Des termes identiques, des formules presque pareilles tirées de ce qu'une humanité jeune renouvelée par une terre neuve peut montrer de plus fier, sont sollicités à signifier les déairs et les vœux qui circulent dans les éléments dégénérés et parmi les milieux décadents d'un état social dont la maturité et la perfection "impliquent forcément beaucoup de déchetsrLes signes du jeune élan vital américain sont captés et interprétés ici comme s'ils concordaient aveÉ nos régressions, nos fatigues, nos maladies.