‹ Les trois aspects du président Wilson: la neutralité, l'intervention, lChapitre 72 sur 132 · NOS HOMMES MALADES · texte numérisé non relu

NOS HOMMES MALADES

C'est, en effet, un véritable malade social que la

petite puignée des chefs et agitate^irs du socialisme français. Leur autorité depuis ia gi;«rrp est tombée 4 rien. Leur reste d'influence réelje ne vaut que par l'Etat et l'administration, où la plupart de ces messieurs se Bont embusqués fructueusement. La masse populaire est fixée sur leur valeur întellectu^lle (ils se sont toujours tro;flpés), sur leur valeur morale (inférieure à. certains égards à celle des pires politiciens de Tammany}.

Lorsque M. ^ilson faisait, 4^"^ ^ou récent message, allusion aux < gens du peuple > que son programme idéaliste et mystique séduirait, il a pu songer légitimement au peuple d'Amérique et de tel ou tel Etat européen que je m'abstiens de désigner, ne le connaissant pas ; pour la France, l'erreur serait lamentable et profonde si les chefs socialistes qui lui écrivent, lui télégrapbient, se préparent & le recevoir et à l'aller voir étaient considérés de M. Vfoodtow Wilson comme les représentants légitimes des ouvriers et des travailleurs^ Ce ne sont pas ^es « gens du peuple ». Ces messieurs sont d^s {npssieurs. Ils ne font jamais peiivre de leurs dix dpigts que pour écrire t^es professions de foi ou des articles, lueurs mains ne sont pa^ calleuses. Il soitt les para-r sites et les proRteurs, mais démasqués, mais déconsidérés, de la politique sociale et ouvrière française. La profondeur du discrédit; auquel ils succopibent explique la rage violente et la fureur désespérée avec laquelle ils font chez nous le jeu de l'Ennemi.

Quand donc ils s'emparent de certains fragments de proposition wilsonienne, quand ils en développent certains aspects de modération et de justice uniûté-

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