‹ Les trois aspects du président Wilson: la neutralité, l'intervention, lChapitre 77 sur 132 · CONCURRENCE OU COMPLÉMENT · texte numérisé non relu

CONCURRENCE OU COMPLÉMENT

Est-oe tout? Il y a autre chose. Le président WilaoQ rendra visite au pape. Par nationalité, par position, par goût peut-être, M. Woodrow Wilaon, souverain temporel, a assumé un râle spirituel. Cela Ijourrait â ire considéré comme un empiétement, soit par lea ministres des diverses confessions angloaméricaines, soit par le chef du catholicisme qui est le type le plus pur du souverain spirituel. Mais, de son c6té, le pape a fait beaucoup, beaucoup de politique ces dernières années, et de politique internationale, et d'internationalisme k teodonce paciâcatrioe. De sorte que, s'il se plaignait de l'usurpation de sa suprématie spirituelle par lechef d'Etat américain, celui-ci, moyennant un grain de fantaisie, pourrait répondre que les plates-bandes de la souveraineté temporelle ont été aussi empruntées par les pas du Saint-Pére et qu'ainsi l'o» est quitte : deux empiétements égaux ne valent-ils pas un égal échange de respects?

Cette fantaisie peu respectueuse mise à part, il reste que M. Wilson a dû définir le Juste, le Bon, le Mal, l'Inique et que S. S. Benoît XV a proposé certains accords politiques d'un modèle plus ou moins concordant avec celui de M. Wilson. Pour une raison ou pour une autre, et même à tort ou & raison, ces deux puissances se trouvent donc engagées sur le môme plan, occupées des mêmes aspirations humaines, possédées du même souci surhumain : si donc la r^le était suivie du vieux jeu bien connu en France, il s'ensuivrait qu'un choc et un choc violent

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