XI»' PROLOGUE
défendait la confiance proprement dite: tes démarches de M. Wiison au commencement de la guerre révélaient, trahissaient peut-être det tendances profondes à peu prés inexorables à l'égard des Françaiar
«" Nous devons, avait-il écrit à cette date ', être € impartiaux en pensées aussi bien qu'^n action, «'nous deuoiis mettre un (rein à nos tentiments qui « poierraienl nous ranger d'un côté ou de l'autre. » Les cœurs américains volaient d'eux-mêmes à la France devant l'évidence de l'agression et de l'invasion; leur Tnouuemcnl fut arrêté, glacé par les paroles de M. Wiison, et cette uiolence pubiiijue faite ou sens spirituel par un magistrat d'ordre temporel, lui-même ciéatiire d'un gouvernement d'opinion, éueiiia don» temonde entier ce (rouble uapue que les peuples ressentent à l'aube d'une tijrannie. Nous tâchions, il est vrai, dç dissiper ce trouble par la juste attention donnée d (a souplesse d'un esprit potitigile soucieuo; des réalités. Uéloge forcené de son i idéalisme » dans - les miliewœ les plus suspects entretenait les inquiétudes.
L'équivoque étàit^eiie dissipée par l'énorme importance accordée par M. H^ilson aux idées jurîdiqvis ? t L'homme de la Bible et du. Codé « laissait trar\sparaitre les arrière-penséi^s d'une médiation qui, en p,n de compte, a placé l'assaillant au m,éme niiteau que Vassailli, a égalé nos envahisseurs et nos envahis, et, somme toute, n'a classé les belligérants que suivant leur plus ou Tnoins d'empressement à venir se ranger au pied d'un certain tribunal.