PROLOGUE xui
« La réponse de noire cceur, » poursuivions nous, r doit êlre une fois déplus rexprestion d'un remerciement sans mesure. Mais cette gratitude infinie ne doit pas nous dispenser de penser, c'est-à-dire de ■ juger et de mesurer...
« Les Américains nous estimeront et nous aimeront mietia: de (oui Ce que notre activité personnelle, économique ou politique ou militaire, saura ajouter à la leur. Ils seront heureux de nous aider. Ils seront fiers de voir que nous sauong nous aider ausst. /( ne sera pas pour leur déplaire, j'en suis sûr, de voir ici formuler noi réserves contre un esprit de quiétisme et de rémission qui tendrait à nous amollir. »
Dans ces lignes, nous avions surtout en vue un esprit de rémission et d'abandon à la belle pensée et aux bonnes volontés personnelles de M. le- Président Wtison. Car, celui-id passait alors pour devoir être notre seule providence. Il était fort loin d'y songer. Nous favone indi-ju^ plusieurs fois, 1res discrètement.
Est-ce pour cela qu'un journal américain alors ami de M. Wilson, le New Republic, a gémi cPavoir trouvé ■ chez nous de l'égoisme, puis un calme cynisme, puis des propositions barbares, an ti -sociales, inhumaines, et nous ne savons combien d'autres diableries? Ces amis de M. IVilson avaient bien tort d'écrire de tels mots ;. les seules barbaries, elles venaient de leur grand homme. Néanmoins, il est vrai que nos petites touches quotidiennes oboutissaient à un portrait, flatté sans doute mais inquiétant déjà. Bien avant son fâcheux point d'arrivée, il était difficile de bannir de notre mémoire l'impression d'un point de départ qui nous.
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