‹ Les trois aspects du président Wilson: la neutralité, l'intervention, lChapitre 80 sur 132 · L.Gooj^lc · texte numérisé non relu

L.Gooj^lc

tu LE PRÉSIDENT WILSON

mettait S. S. Benoît XV au courant de certains points de fait qui sont vitaux pour nous, et que nos Alliés ont forcément toujours présents à l'esprit et au cœur. Jusqu'ici, des ambassadeurs (mais non l'ambassadeur de la France) ont pu en parler au pape. Un chef d'Etat venu au nom des peuples attaqués et envahis par l'ancienDe Quadruplîce aura plus d'autorité, étant d'ailleurs mieux renseigné que n'importe quel diplomate...

Le prôaident Wîlson rendra visite au pape.

Il lui dira ce qu'il faudra dire. 11 lui dira ce qu'il lui dira.

Je ne prétends pas que les choses se passeront forcément comme je le dis, ni que les rOIes y seront distribués avec cette égale harmonie. Mais le déair n'est pas absurde, le vœu est raisonnable, me semblet-il. J'en formerai encore un autre : c'est que du Quirinal au Foreign OfQce et de Zagreb à Lisbonne, en passant par Paris, sans oublier Bruxelles et Bucarest, l'Entente fasse un acte de sagesse analogue au n&tre : qu'elle prenne la chose comme il importe de la prendre, c'est-à dire du bon cdté, du côté positif, lumineux, utile'... Ici, nous n'avons pas ànous faire, comme dit le peuple, une raison et nous pouvons dire de la visite du 23 décembre prochain : Hoc erat in votis, puisque nous écrivions, samedi, à cette place, que M.Wilsonse demandera peut-ôtre si c la sagesse ne sera point d'aller faire un tour du c6té de ce Vatican avec lequel on essaya de le mettre en concur- 1. On s'en est bien gardé.

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