M. WILSON A ROM-E
5 jantier 1019.
La visite de M. Wilson au Vatican a été coiU' mentée, admirée et donnée en exemple ici au moment où l'annonce en causait une assez forte surprise à Paria. Nous n'avons pas à revenir sur nos impressions, qui étaient justes'. M. Wilsoa s'est conduit en homme de goût et en homme de bien, ce qui ne l'a pas empficbé de se montrer aussi homme pratique, politique avisé et sinoère ami de la paix.: il eût été inouï de passer les mers pour tenter d'établir l'amitié entre les hommes par le moyen d'un, instrument pohtique et de vouloir se priver du concours de la plus haute autorité morale de l'univers, celle qui régit le plus grand nombre d'esprits et de cœurs dans l'humanité.
M. Wilson n'a pas commis cette erreur. Cela nous donne confiance dans son action. Nous no la croyons ni infaillible, ni impeccable. Mais noua avons la certitude qu'elle reste de toute façon et dans tous les cas d'un fort degré supérieure à certaines formules dont s'enchante et (très visiblement, à Rome) s'égaie son esprit et son éloquence. Un remarquera et l'on admirera dans les discours d'hier et d'avant-hier le plus curieux ton de détente. Le président américain semble avoir respiré, du Capitule au Janicule, je ne sais quelle composition hilarante dont la subtilité,
no LE PRÉSIDENT WILSON
sans faire tort A sa raison, l'a exaltée, affinée, sublimée, et parfois un peu égarée vers de beaux nuages couleur d'émeraude et de pourpre, d'espoir et de domioation.