ENSEMBLE
Air : Du Carlin de la Marquise. (Final du 1" acte.)
CHEVROT, NOISETTE.
Ah î qu’ils sont comiques Tels que les voilà !
Qu’ils sont' donc uniques Habillés comme ça 1...
Ah 1 mais pour quoi faire !...
De nous se méfier 1...
L’un, en jardinière,
L’autre en jardinier !
LOGNON et TRIQUET. •
Ah 1 c’est cett’ bourrique Que d’vant vous voilà.
Qu’est la cause unique Oui, de tout cela 1 Ah ! mais comment faire I Nous jus-ii-fi-er D’être en jardinière.
D’être en jardinier I
(Sur la fin de l’ensemble, Chovrot tiraille Lognon par sa jupe qui se déchire en deux et tombe.)
NOISETTE
Et mes statues ?
CHEVROT.
Où sont-elles?
TRIQUET
C’est Lognon qui, en me poursuivant à coups de fourche, a démoli le jardinier. -■
LOGNON.
Ne le croyez pas, mademoiselle, c’est lui qu’a transpercé la jardinière.
CHEVROT, prés de l’auge en pierre.
Tenez ! les v’ià. (Il montre les débris de l’une d’elles.)
NOISETTE
En morceaux!... Ah ! c’est trop fort ! M’sieur Chevrot?
CHEVROT. *
Mam’selle 1
NOISETTE
Jusqu’ici j’avais hésité, mais à présent je n’hésite plus.
LES TROIS BERRICHONS CHEVROT, avec joie.
Vrai?...
NOISETTE. '
j’vas me faire belle, aliendez-moi là... Et je sais prête à vous suivre à la frairie.
CHEVROT, TRIQÜET, LOGNON, chacun avec une expression différente. Ah !...
NOISETTE, en sortant vivement.
Oui ! oui ! et quant à vous !... quant à vous, je ne vous le pardonnerai de ma vie !... Jamais ! jamais I