ACTE PREMIER H
conlrjbutioiî. Il y un nom au fond da chapeau de ce monsieur!
ADOLPHE
Alors, rien do plus facile..»
DUPRAILLON.
Mallieureusemenl, c'est un nom fort répandu : Durand... Et pas d'autre indication I Vous allez donc acheter l'alnianach des vingt-cinq mille adresses, et, muni du chapeau et de celtp! lettre d'ex... plicatioPxS, vous passerez chez tous les Durand de Paris occupant une certaine position sociale, et...
ADOLPHE. L r-^-
Ah! très-bien! ah! très-bien! Eh bien, elle est jolie votre commission... Et vous vous figurez que je vais...
DUPRAILLON.
Voyons, vous ne pouvez pas me refuser cela... à moi que vous avez sauvé... mon jeune ami... mon cher Adolphe!
ADOLPHE
Comment, je ne peux pas...
DUPRAILLON.
Vous ne m'aurez pas arraché à une mort certaine pour me replonger dans un abîme de catastrophes.
Permettez,. ,
DUPRAELLON.
Vous ne m'aurez pas soustrait à la carbonisation...
ADOLPHE
Mais, sacrebleu...
DUPRAILLON.
Il ne fallait pas me sauver, alors!
ADOLPHE
Ah ! vous avez mille fois raison !
DUPRAILLON.
Tu vois bien... quand tu laisses parler ton cœur... Mais sois tranquille, va. je ne serai pas ingrat; la recoïinaissance a germé dans mon âme, et je le ménage une surprise!
ADOLPHE
Une surprise?
DUPRAILLON, regardant Adolphe et à lui-même.
Pauvre garçon... il me croit aveugle; comme si je ne m'é'ais
pas aperçu qu'il adore ma fille... Mais il est si discret, si timide... Ahl comme il la rendra iieureuse!
Il regarde Adolphe arec Undresse, ADOLPHE, se reculant avec inquiétude et à port.
On dirait qu'il veut m'emltrasser.
PUPRAILLON.
Tu l'auras, te dis-je... je te la donnerai.
ADOLPHE
Quoi?...
DUPRAILLON.
Cher amil allons... c'est convenu. Voici la lettre, le chapeau, levais changer de toileile, pendant ce temps-là va chercher l'almanachl
U entre dans sa chambre.
SGÈINE V
ADOLPHE, seul.
Eh bien, voilà trois mois qu' ça dure! oui, trois mois... C'dtaii le viûi^t-cinq juin, jour néfaste! J'arri\ais à Paris... pour m'amuser... comme ça nra réussi!... quand j'eus le malheur déteindre en chemin de fer un incendie qu'il a\aiL allumé. Et le voilà qui s'accroche à moi... qui m'emmène chez lui... me fait son bien... sa cho^e. Il n'est pas de corvées qu'il ne m'imposî.. sous prétexte de recoimais^anc e ! El encore si j'étais seul à pâlir de toiitcela... Mais il y a Amélie... Mélie, comme je l'appelle dans Tmlimité... ma gentille petite gantière de laruc de Trévise. La pauvre fille en est malade depuis quelques jours... Elle gémit, elle se plaint que je la néglige; je parie qu'elle me croit inlilèle! Hier soir elle était momc leilement souifra. île que je n'ai pas eu le courage de la qiiiuer, ei ijuc je ne suis rentré que co malin, en ôlant mes bolies de peur de le réveiller... Ah! sacrebku! j'aimerais mieu.x élie au bagne... au moin^ DuprailloQ n'y est pas 1
SGÈNK VI
ADOLPHE, DUPRAILLON, puis BAPTISTE
Commenl... comment... vous êtes encore là! mais vous n'y