SCÈNE XIV SYLVESTRE, DUPRAILLON, puis ISABELLE
DUPRAILLON, à part.
Ah ! je sens mes jambes se d(?rober.
SYLVESTRE
C'est sans doute à M. Dupraillon que j'ai l'honneur de parler, (a part.) Gomme on voit bien que c'est un duelliste!
DUPRAILLON.
Oui, monsieur, c'est à... (a pnn.) Quel air féroce!
SYLVESTRE
Monsieur, je venais pour...
DUPRAILLON, regardant arec inquiétude, à part.
El ma femme qui est là !
SYLVESTRE, à part.
Il n'a pas l'air de m'entendrc... il est peut-être sourd. (Criaat.) Monsieur, je venais pour...
DUPRAILLON, bas.
Plus bas, monsieur, plus bas !
SYLVESTRE, étonné.
Ah! pardon, je ne savais pas. (a part.) I! y a sans doute un malade dans la maison. (Très-bas.) Monsieur, je venais vous rapporter ce...
DUPRAILLON, voyant entrer sa femme, à lui-ménet
Ma femme ! tout est perdu 1
ISABELLE
Pardon, mon ami, je vous croyais souL
DUPRAILLON.
Non, je causais, comme vous voyez, avec monsieur...
ISABELLE
Je vous déranj^c pcul-îlre ?
DUPR AILLOr*
Mon Dieu, je...
SYLVESTRE
Pas le moins du mond,', madame... je rapportais à monsieur Dupraillon...
DUPRAILLON , l'interrompant.
Pardon... ma bonne amie. Je crois qu'on vous appelle'
Je n'ai rien entendu... Vous disiez, monsieur?
SYLVESTRE
Que je rapportais à monsieur Dupraillon ce chapeau...
DUPRAILLON, à part.
Ah! si la maison pouvait crouler!
SYLVESTRE
Et venais réclamer le mion.
ISABELLE
Ah! oui, je sais, monsieur, nion mari m'a raconté... Il vient précisément de vous le renvoyer!
SYLVESTRE
Ah! il vient do...
DUPRAILLON.
Certainement, monsieur. Ainsi...
Il lui indique la porte.
ISABELLE
M^is assoyez-vous donc, un instant, je vous prie; Adolphe, ne vous trouvant pas, va sans doute rentrer!
DUPRAILLON, à pnrt.
Elle le fait asseoir maintenant 1
SfLVESTRE, s'nssoynnt.
Trop aimahle, madan-.o !
ISABLLLE.
Serait-ce le pocie? Il n'est pas beau 1 Cependant il a quelque chose dans l'œil.
SYLVESTRE, à part.
Qu'a-t-ellc à me dévisager comme ça?