SCÈNE PREMIÈRE
lu lever du rideau, Isabelle est assise au bureau et achève d'écrire une lettre. —Lucie esr penciiee derrière elle.
ISABELLE, LUCIE, puis BAPTISTE.
ISABELLE
J'ai fini...
Elle sonne.
BAPTISTE, entrant.
Madime a besoin de mes services?...
ISABELLE
Oui... approchez. Baplisie, je sais que je puis compter sur Voirc discrélion.
BAPTISTE
Madame !
ISABELLE
Oai... oui... Vous êtes un brave garçon, Baoïisle, el je n'ai jamais douté de votre dévouement !
BAPTISTE, à part.
Aussi bonne que belle!
ISABEI.LK.
C'est VOUS, n'est ce pas, (lui avez ouvert ce matin à un grand jeune homme blond... monsieur Paul d'Hervey ?
BAPTISTE
L*amoureux de mademoiselle ?
BAPTISTE
Oh ! il ne faut pas rougir pourcela, mad-^moiselle... vous avez eu bon goût...
ISABELLE
C'est bien, Baptiste... c'est bien... Vous reconnaîtrez ce monsieur ?
BAPTISTE
Certainement, j'ai causé avec lui... nous avons échangé quelques idées...
LOCIE.
Qu'a-t-il dit?
BAPTISTE
Ah! il était fort triste, allez, mademoiselle; il fallait bien le consoler un peu, n'est ce pas ?...
LUCIE
Pauvre ami...
BAPTISTE, se méprenaDt et saluant.
Mademoiselle est trop bonne !
LUCIE
Que dit-il ?
ISABELLE, souriant et bas i Lucie.
Ne fais pas attention, (a Bapii»ie.) Eh bien, voici une lettre pour ce monsieur; vous la porterez rue Laflûtle, numéro 11, au second, et vous la remettrez en main^ propres.
Bien, madame I
ISABELLE
Seulement, mon mari ne doit rien savoir do ceci. . . vous comprenez ?
BAPTISTE
Parfaitement, madame... jo dissimuk'rai.