ACTE DEUXIÈME
PAUL, sortant de la chambre de droite, deunème plan, à lui.
Monsieur Dupraillon est là !... Allons, courage. (Toussant.) Hum, hum...
SYLVESTRE, se retournant.
Tien?, il y a quelqu'un !
PAUL, saluant.
--.Monsieur!
SYLVESTRE, se levant et saluant.
Monsieur, j'ai bien l'honneur de vous saluer...
PAUL, à part.
Quelle drôle de tète ! Il c?t heureux que sa tille ne lui ressemble pas.
SYLVE STRE, à part.
C'est sans doute le fils de monsieur Dnpraillonl
PAUL, s'avançant.
Monsieur, c'est en treniblanl que ..
SYLVESTRE
Vous avez froid ? Il fait cependant chaud ici.
PAUL, décontenancé.
En effet il... Mais ce n'est pas cela que... (a part.) Il m'a coupé le fil... Je ne sais plus que lui dire maintenant,
SYLVESTRE , à part.
Il paraît fort timide. . (Haut.} Monsieur votre père se porte bien?
PAUL
Vous êtes trop aimable, monsieur; je l'espère.
SYLVE S TRE
Vous l'espérez?...
PAUL
Il y a quinze jours que nous n'avons reçu de ses nouvelles !..,
SYLVESTRE, étonné.
Plail-il ?
PAUL
Vous n'ignorez pis qu'il e.u depuis six mois en Rusne l
SYLVESTRE
Ah !... il est... (a pan ) Ce irr>t pas lui, alors, (uaut.) Pardon, monsieur, je vous avais pri> i-our... A qui donc ai-je l'honneur de parler?...
PAUL
Comment! vous ne savez pas!... J'ai cru que vous vous doutiez bien... Je suis M. Paul d'Hervry I
SYLVESTRE, comme s'il le con:inissail.
Ah ! très-bien ! Vous ôles... Euchanié ! monsieur, euchanlô... {\ rart.) Je ne le connais pas du tout !
PAUL
Je suppose que maintenant vous devinez le but de ma démarche I...
SYLVESTRE
Mon Dieu... oui... et non. (a p«rt.) Il paraît me connaître si bi n. j'aurais l'air imfioli... (uaut.) Cependant, monsieur, s'il faut vous l'avouer, je ne serais pas fâché de...
PAUL, l'inlerrompant.
De recevoir de moi (juclques renseignements?... C'est trop jusle! Monsieur... Je suis enfant unique, j'appartiens à une f;imillc honorable !
SYLVESTR E , saluant.
Je n'en doute pas!...
P A IJ L , continuant.
Mon r;ran(l-pèrc étaii ofm icr dans la mirinc française... Mon père Cbi n^'énieur et moi-nu ino je viens d'élre ntlaché en q'iaîilé de chimiste h rétablissiMnent tle M. Dumonceau, à Creil.
SYLVESTRE, saluant.
Je vous fais mon compliment, monsieur, ce sont de nobles carrières, (a part.) Qa'esl-ce que ça me fait?...
PAUL
Vors me demanderez mainien inl quelle est ma position de forlur.c?
SYLVESTRE
Monsieur, croyez bien q^ie je ne me serais pas permis... Mais, ruliii, SI cela peut vous faiie plaisir...
PAUL
Jo suis h 11 tète d'un pclit cipiial de quarante mille francs que iii'a laissé un de mes on les!
SILVESTRE
C'est un joli denier!
PAUL
Mon père me fait une pen^^ion iic qu ilre mille franco, cl mes appoint uienls sont, pour la i-i iiière année, de trois mile