ACTE DEUXIÈME
francs. — Tels sont, monsieur, les renseigncmcnls que je vous devais !
SYLVESTRE, salunnt. '
Monsieur, VOUS êtes bien bon... (a pan.) Il faut croire quo c'est l'usage d;ins le monde de se raconter comme ça ses peliles affaires... Allons, je vais lui rendre sa politesse! (s'avançant.) A mon tour!... (Haut.) Monsieur, je suis le dix-septième des dix-huit enfants que le ciel a gcndreuseinent accordés à mes parents... Ma jeunesse s'est passée...
PAUL, voulant l'arrêter.
De grâce...
Permellez que je continue... Ma jeunesse...
PAUL, l'arrêtant.
Je ne souffrirai pas I
SYLVESTRE, insistant.
Cependant...
PAUL
Ah ! ne me f'.itcs pas l'injure de croire... J'aime mademoiselle votre fille 1...
SYLVESTRE, renversé, à lui-même.
Ah bah!
PAUL
Et mon vœu le plus anl-mt serait d'obtenir sa main!
SYLVESTRE, à lui.
Un pareil parti pour ma fill. ! (Haut.) Asseyez-vous donc, mon
cher monsieur!... (voyant que Paul veut s'asseoir sur la chaise qui est près du bureau, et sur laquelle il a déposé son chapeau.) Mais pas SUF mOQ
chapeau...
PAUL
Ah, pardon!... (il le prend et, en le déplaçant, dit à part.) TlCHS,
Edgard Dupraillon ! Sa carie est au fond de son chapeau!^... C'est une bonne idée... si mon ivrogne de cette nuit avait pu l'avoir, je connaîtrais au moins son nom !
SYLVESTRE, qui est allé chercher une chaise au fond.
Ah çà ! mon cher ami, perin' t ez que je vous apptlle ainsi, comment avez-vous su quej'éiais ici?
PAUL
C'est madame qni m'a dit...
SYLVE STRE.
Ah! vous avez vu ma femme?... Elle savait en effet...
PAUL
Je la quille à l'inslant!
SYLVESTRE
C'est donc avec son assenlimcni que vous m'avez denfandé...
PAUL
Cerlaincmenl, monsieur... cl avec celui de mademoiselle voire fille aussi !
SYLVi: STRE.
Eh bien, alors...
PAUL
Vous consentez ?,..
SYLVESTRE
Je consens 1
PAUL
Ah! monsieur, comment vous icmoi^ner ma reconnaissance?
SYLVESTRE
En la rendant heureuse...
PAUL
Oh! pour çî...
SYLVESTRE
Car je l'aime comme si elle éliiit tn.i fille 1...
PAUL, étonné.
Comme si elle était...
SYLVESTKE.
Mais oui... je ne suis que t-on s conJ pore I
PAUL
Ah bah !
SYLVESTRE
C'esl un enfanl du premier mariage de ma femme 1
PAUL
Elle perle cependant voire n in !
SYLVESTRK.
C'csl-à-dir.' le môme nom. J ai t^pousiî la veuve d'un de mes cousins germains.
PAUL
Ah! j'ignorais !
SYLVESTRE
Eh bien, mon clier auii, topez l.i... c'est affaire conclie... A quand la uuco?