‹ Les trois chapeaux; comédie en trois actesChapitre 47 sur 59 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ADOLPHE

Mais je le quitte votre Paris qui ne renferme que des perfides... et je retourne dans mon honnête et modeste village I

DUPRAILLON.

Ah çà, voyons, Adolphe, que signifie?...

ADOLPHE, allant à Isabelle.

Adieu, madame! (ii l'embrasse.) Adieu, mademoiselle... (iiême jeu.) Portez-vous bienl je n'oublierai jamais vos bontés... (a du-

praillon, qui le regarde étonné.) Et VOUS, mODSicur. (il l'embrasse.) DilCS-

lui que je lui pardonne... Diies-lui que je pars pour ne pas lai tuer son monsieur d'Hervey !

ISABELLE et LUCIE.

Monsieur d'Hervey !

ADOLPHE

Car malgré ma résolution d'i'pargner celui qu'elle aime, je ne saurais répondre de moi si je le rencontrais!

DUPRAILLON, le secouant.

Mais tu es fou ! qu'est-ce que lu me chantes de monsieur d'Hervey... Voyons, reprends les csp.its... tu sais bien que c'est toi qu'elle épouse !

ISABELLE et LUCIE.

Comment! que dit-il?

#" ADOLPHE

Puisque c'est lui qu'elle préfère, puisque tout est convenu. „

DUPRAILLON.

Convenu 1 Qui a pu te dire. . .

ISABELLE

Mais vous-même, tout à l'heure, qui avez accordé...

DUPRAILLON, sa fàcbant.

Moi, j'ai accordé...

LUCIE

Comment, papa, vous revenez sur votre parole maintcnintl...

DUPRAILLON, furieux, les repoussant.

Abîmais... à h fin... la patience' m'abandonne, (a A-ioii^;?.) CoiiSole-toi,mon ami! tu l'épouseras. ("Appuyant.) C'e-t moi qui l'cn réponds!... "

LUCIE, se jetant dans les bras de sa môre.

Ah ! maman !

ADOLPHE, faisnr.t un pas ve.s sa cbacilire.

Hélas! vous n'avez rien à dire, vous i

o8 LES TROIS CH.\PI':aUX

Je n'ai rien à dire, moi!...

ADOLPHE, à la porle de sa chambre.

Vous n'étos pas son père !...

Se précipitant.

DUPRAILLON.

Ah çà, lu vas m'expliquer'...

Il se bulle contre la porte d'Adolphe, que celui-ci Tient de fermer en rentrant dans sa cbambre.

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