SCENE II
BAPTISTE, DUPRAILLON, un chapeau à la main qu'il tient der rière lui, .— Il est en robe de chambre.
DUPRAILLON.
Eh bien, que fais-tu donc là, toi ?
BAPTISTE
Je... je prenais la poussière, monsieur.
DUPR AILLON.
Au vol?
BAPTISTE
Oui, monsieur, au... (a part.) Sapristi, le cigare qui n*est pat éteint! ^ ,
Il tourn* le dos à DupraiHon et crache de nouveau sur son cijjare,
Monsieur Adolphe n'est pis encore levé?
BAPTISTE
Oh! monsieur, à cette heure-ci!
DUPRAILLON.
Va le réveiller, et prie-le de venir ici... je dois lui parlera l'instant.
BAPTISTE
Je me permettrai de faire observera monsieur que monsieur Adolphe aime à faire la grasse matinée.
DUPRAILLON.
Il la fera double demain... Voyons, va vile.
BAPTISTE
Bien, monsieur! (a part.) Il c-t de mauvaise humeur, monsieur, il aura eu le cauchemar cette nuit.
Il entre chei Adolphe .
DUPR AILLON.
Ma femme peut revenir par lo premier train... Il n'y a pas un instant à perdre pour me déharrasser de ce chapeau de Damoclès. (n le pose sur \o bureau.) Vovotis, dcrivous d'abord à son propriétaire. (Écrivant.) Moiisicur, j'ai été un peu vif cette nuil.
BAPTISTE, sortant de chei Adolphe.
Monsieur Adolphe va venir, monsieur... Le temps de pouvoir se présenter devant monsieur dans un costume convenable.
DUPRAILLON.
C'est bien.
11 n'élait pas coulent, inonsieur Adolphe! (L'imitant.) a Comment, licsoin de moi... h sept ln-nres du matin... On ne peut doi.cphis achever tranquillement son premitr somme! ■ .Miiin, il le fait long, son premier sonmie!
^ DUPRAILLON, qui a Oui cl relu sa loltrc, à hii-môme.
C'est cela, des excuses... mais des excuses digues. (^Mettant