‹ Les trois chapeaux; comédie en trois actesChapitre 59 sur 59 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

BAPTISTE, à part.

Ah! je crois tout comprendre ! (Haut, apportant le chapeau queDu- .raillon avait présenté à Sylvestre.) Pardon, monsieur, 00 chapoau

n'est- il pas à vous?

PAÎJL.

Si vraiment... ah çà, comment se fait-il ?...

BAPTISTE, à part.

Allons, il n'y a pas d'autre moyen pour assurer le mariage de mademoiselle. (Haut.) Ce n'est pas' monsieur Svlvestre qui vous a décoiffé !

SYLVESTRE

Parbleu I

C'est mon maître 1 Ah bah!

Moil

BAPTISTE

TOUS

DUPRAILLON.

BAPTISTE, bas.

Il aime mademoiselle Lucie, donnez-la-lui; comme ça il ne vous demandera pas raison de votre insulte I

DUPRAILLOX, à part.

Ma foi, puisqu'Adolphe en aime une autre... Baptiste a raison.

PAUL, s'avançant avec une nuance de menace.

Comment, monsieur, c'était vous!...

DUPRAILLON.

Il paraît, monsieur d'Horvcy. . mais nous ne nou<; couperons pas le cou pour cela... car un gendre pourrait difficdement se battre avec son beau-père !...

PAUL

Ah! monsieur, que de remercîments !

DUPRAILLON.

Franchement, je vous devais bien celi i

11 remonte avec Pn^il.

BAPTISTE, à part.

Est-on heureux d'avoir un ^lomestique comme moi I

SYLVESTRE, à Adolphe.

El la pauvre Mélio qui altend toujours...

ADOLPHE

A partir de demain, je ne la quitte plus jamais! SGKNE VI Les Mêmes, ISABELLE, LUCIE.

LUCIE

Je t'assure que M. Paul est ici 1

DUPRAILLON.

Ma bonne amie... tout s'est expliqué... Monsieur d'Horvoy est un brave garçon; il m'a demandé la main de Lucie, cl je fa lu» accorde !

Que je suis heureuse 1

PAUL

Chère Lucie !

1 SABELLE.

A la bonne heure et je vous paruonne pour cela... bien des choses dont je préfère ne pas avoir rex-plicalion... Mais que signifient ces trois demandes en mariage?

DUPRAILLON.

Oh ça... c'était la faute de Baptiste.

BAPTISTE

De moi 1

DUPRAILLON fait un signe à Bnptiste, puis nmène Paul et Sylvestre tur I"> devant de la scène et dit à Sylvestre:

Ah çà, comment aviez-voi:s donc mon chapeau, vous?...

SYLVESTRE

En sorianl de chez Clerbois, vous aviez pris le mien... alors n;i:urellemenl !...

DUPRAILLON.

Ah! c'était donc ça. (a Paul.) El vous, mon gendre, comment se fait-il que le nom de Durand...

PAUL

C'est celui de mon chapolitr !

DUPRAILLON.

Eh bien, voilà trois chapeaux qui m'ont fait faire bien du chemin !

BAPTISTE

ftlaintenanl, j'espère que la maison va redevenir tranquille I

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