‹ Les trois chapeaux; comédie en trois actesChapitre 58 sur 59 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ADOLPHE

Rien n'est cependant pliis simple monsieur, nous aimons tous les deux la même personne, et vous vous croyiez... ou vous prétendiez payé de retour, tandis que cVst moi qui...

<f PAUL.

Ce n'est pas de cela qu'il s'agit, mais bien dos trois demandes en mariage que l'on m'attribue...

SYLVESTRE

Trois demandes?...

PAUL, s'arangant vers Sylvestre.

Ah! monsieur D.ipraillon, je vous prie de croire...

DUPR AILLON.

Vous vouLz dire mon^ieur Durand!

ADOLPHE

Gomment Durand?., mons-cur Sylvestre I...

PAUL ET DUPRAILLON.

Sylvestre!...

PAUL

Vous n'êtes pas M. Dupraillon !

DUPRAILLON.

Pardon!... C'est moi qui suis Dupraillon!... (a Sylvestre.) Vous n'êtes pas monsieur Duran^l?

ADOLPHE

Ah çà, mais c'est une maison d'aliénés!

SYLVESTRE

Moi... Dupraillon... Durand!

PAUL

Mais alors... ah! je comprends loutl

DUPRAILLON.

Vous êtes bien heureux, vous! moi, je ne comprends rien?

Paul et Adolphe remontent en causant.

RAPTISTE, entrant, à part.

Je voudrais bien savoir ce qui se passe ici?...

DUPRAILLON, redescendant avec le chapeau q l'A lolphe .? dép?«é SUT 2 a cheminée.

Puisque vous n'êtes pas monsieur Durand...

BAPTISTE, à part.

Comment, ce n'est pas monsieur Durand?...

DUPRAir.LON.

Ce n'est donc pas à vous ce chapeau ?.,.

SYLVESTUE.

A moi? Non ! ce n'esl pas à moi I

DUPRAILLON.

Alors ce n'est donc pas à vous que j'ai... (n fah on gwt*.) cette

nuil...

SYLVESTRE

Moi ! mais pas le moins du monde !

DUPRAILLON.

Ahl ce n'est pas vous... (.Menoçont.) Et je vous ai fait des excuses!...

SYLVESTRE

C'était donc pour ça !

DUPRAILLON.

Vous aviez cependant mon chapeau?

SYLVESTRE

Et je l'ai encore... Le voici !...

Dnprnillon !e prend et s'éloigne.

PAUL, à Sylrestre.

.Monsieur, je vous ai adrt-ssd ce matin une demande qui ne vous était pas destinée...

SYLVESTRE, voyant le chapeau que Paul tient à la iii«ia*

Mais... le voilà mon chapeau !

PAUL

Comment, c'est votre chapeau, ça...

SYLVESTRE

Je crois bien, je cours après depuis ce maliu I

PAUL

Alors, c'est vous qui m'avez donné une taloche celte nuit...»

SYLVESTRE

Donné... une taloche, moil...

ADOLPHE

Ah bah !

DUPRAILLON, à pnrt.

C'était donc la nuit aux laloclus I...

PAUL

Je passais sur le boulevar<i a\cc quelques amis auxquels j'avais donné mon souper d'adieu à la vie de garçon .. lorsque mousieur m'a décoilTé...

ADOLPHE

Ah! bcau-pùre... î\ voire .ige!...

SVLVi:*TRC,

Mais je vous jure...

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