Doll, de Casson: “Hist, du Montreal”, p
22 Combats du Long-Sault
ferme le passage a celle du lac des Deux- Montagnes.
Comme le remarque Dollier de Casson ce retard est du a leur inexperience. S’ils avaient traverse en bas de l’ile Perrot, ils auraient pu ensuite naviguer presque partout entre la rive sud et la glace du lac. A peine auraient-ils eu a porter canots et bagage a travers quatre ou cinq pointes, et, en deux jours au plus, ils auraient atteint le Long-Sault ou, pour avoir attendu la debacle, ils n’arrivent que le premier mai.
Du milieu de la riviere et d’assez loin ils y apergoivent, le long de la rive nord, un courant rectiligne, etroit et a pente uniforme, sans roches, et qu’ils remontent des yeux un bon mille et demi ; c’est le passage infaillible au pied duquel il convient d’attendre les chasseurs iroquois.
A part cette espece de couloir, le rapide n’est que cailloux et roc a fleur d’eau, cascatelles et courants affoles, impraticables pour les canots les plus agiles. Nos gens rament done vers la rive nord, la seule d’ou Ton puisse garder le passage. Celui-ci debouche en face d’une baie dans laquelle il entretient un remous favorable a