‹ Les trois combats du Long-SaultChapitre 8 sur 18 · L’EXPLOIT DE DOLLARD · texte numérisé non relu

L’EXPLOIT DE DOLLARD

n’est toutefois qu’un sirnulacre de fort. Nos braves “'taschent de s’y gabionner du mieux qu’ils peuvent” (1). Rechausser la palissade, en aveugler les ajours, suppleer au defaut de bastions par une galerie interienre chargee de pierres et soulevee audessus des tetes par des fourches de bois

avantages indiqucs plus haut, une couche de terre assez epaisse pour legitimer I’expression “a force de foui'r”

Le deux mai 1919, nous avons fait creuser dans cetre terrasse, a l’endroit precis ou nous avjons constate en 1910 (voir l’article intitule “Encore le Fort du Long-Sault”, paru dans le Devoir du 14 janvier 1911), un reste encore apparent de mafonnerie. La terre y fut trouvee si rocheuse que, “a force de foui'r”, deux hommes bien outilles n’y ont fait, en un jour et dem', qu’un puits de sept pieds au fond duquel est apparu, tout comme en 1660, “un filet d’e iu bourbeuse”. Nous avions cru pouvoir, jusqu’a evidence contraire, considerer cette ntagonnerie comme appartenant au tombeau des Iroquois tues par Dollard et ses compagnons, mais on n’y a rien trouve. Au reste, ce tombeau a du etre creuse assez loin dans les bois L’orgueil iroquois s‘opposait a ce qu’il fut au pied d’un portage ou un tertre funeraire assez etendu pour couvrir plus de deux cents corps, aurait renseigne tous les passants sur le desastre des vainqueurs.

Pour plus de details sur le site du fort et la topographie des environs, voir l’article plus haut cite, et l’etude intitulee “Un endroit historique par excellence”, parue dans le Devoir du 6 aout 1910, et dans 1’ Action Franfaise de juin 1918, sous le titre: “Le fort du Long-Sault”.

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