‹ Les trois comédies du "Statu quo" 1834 [microforme]Chapitre 34 sur 41 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

HAMEL. — Voilà ce que c’est que des amis du Statu quo. Tant qu'ils étaient cc. as, ils étaient braves, ils versaient l’injure à pleine main. Un contre-temps survient: les voilà tous en fuite. On dirait qu’ils rougissent de ce qu'ils ont fait; personne ne veut prendre sur lui la responsabilité. Ilsse sauvent et me laissent tout sur lesbras; ils me chargent de tout le poids de leurs sottises. Que faire dans ces circonstances? Se soumettre encore à sa mauvaise fortune? il le faut bien. Mais quand je pense que M. Neilson n’aura point l'A du Statu Quo ce soir... Que ne va point dire 17 Clique après cela? A présent, je le vois, mes chers mouchards, il faut changer de méthode ;

il y a ben apparence que la signature ## Ami du Statu Quo ne fera plus fortune, outre que nous en serions responsables. Préparez-vous donc à écrire sous mille et mille autres noms; allez suggérer ce plan à nos amis qui viennent de sortir ; moi, je vais travailler aussi de mon côté. Il faut se venger... Frappez, frappez, et surtout contre Papineau.

CRÉMAZI, entre ses dents. — Ah! oui...

Car si vous avez terni le barreau C’est la faute à Papineau.

Roy ET CRÉMAZI.— Serviteur, monsieur.

(Zis sortent).

SCcÈNE VIII

HAMEL. — C'est donc fait, nous voilà découverts... Mon Dieu! que va penser le public?

Il va bien dire qu’il n’y a que le dépit d’avoir été grondé, qui m'’a fait vomir tant de calomnies contre les patriotes. Mais il ne faut pas se décourager ; allons écrire. (77 passe dans un appartement vsin, d'où on l'entend'encore répéter quelques syllabes entrecoupées : Aïnsi disparaît le dernier des Amis du Statu quo !

Nous le reverrons.

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