Que cette Chambre a appris avec
reconnaissance que Daniel O’Connell, Ecuyer, avait donné avis dans la Chambre des Communes, en juillet dernier, que durant la présente Session du Parlement Impérial, il soumettrait à sa considération la nécessité de réformer les Conseils Législatif et Exécutif dans les Canadas; et que cet intérêt à notre sort et à notre bien-être de la part de celui que la reconnaissance, les bénédictions et l'amour de ses compatriotes ont proclamé Grand et Libérateur, avec l’applaudissement de tout le monde civilisé; que les mêmes sentimens partagés par nos compatriotes, nous laissent l'espoir qu'avec la bonté de notre cause et le dévouement d’un tel ami, le Parlement et l’'Honneur Britannique ne permettront pas qu’un Ministre, trompé par les représentations intéressées de l’administration provinciale et de ses créatures et suppôts, ne fasse, ainsi que le font craindre les extraits de ses Dépêches communiqués à cette Chambre, l'essai du plus haut degré d’oppression, en faveur d’un système que, dans de meilleurs tems, il signalait comme défectueux et contre des sujets de l’Empire qui ne lui sont connus en apparence que par la longue patience avec laquelle ils ont attendu des réformes vainement promises.
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L'intervention de Duniel O’Connell dans nos affaires pouvait avoir son bon côté. Mais en réalité, qu’at-il fait ? De beaux discours ! Certes, O'Connell fut un grand orateur et l'ami de toutes les réformes. Mais il avait assez de besogne dans la défense de ses compatriotes pour mettre sur ses épaules un nouveau fardeau, et assumer de plus amples responsabilités. Ses sympathies nous furent précieuses, et nos ancêtres lui durent beaucoup de reconnaissance pour ses nobles efforts, qui n’aboutirent en somme qu’à peu de résultats pratiques.
88.—Que cette Chambre a la même confiance daws la personne de Joseph Hume, Ecuyer, et la même reconnaissance pour l'intérêt qu’il a souvent pris au bon Gouvernement de ces Colouies, et à l'amélioration de leurs lois et constitutions; et qu’elle prie nommément les dits Daniel O'Connell et Joseph Hume, Ecuyers, dont le dévouement constant a été suivi en partie de succès, sous un ministère Tory, et avant la réforme du Parlement, pour faire émanciper l'Irlande du même servage et de la même infériorité politique, dont les Communications reçues du Secrétaire Colonial, durant la présente Session menacent le Peuple du Bas-Canada; de travailler À l'amélioration des Lois et de la Constitution de cette Province, en la manière demandée par le
Peuple ; à la réparation pleine et entière des abus et griefs, dont il a à se plaindre, et à ce ce que les Lois et Constitutions soient administrées à l'avenir d’une manière qui se concilie avec la justice, l'honneur de la Couronne et du Peuple Anglais, et les libertés, privilèges et droits des Habitans de cette Province et de cette Chambre qui les représente.
O’Conneli et Hume avaient été désignés par M. Roebuck, qui lui-même, avait été nommé par la Chambre d’assemblée pour défendre la cause canadienne auprès du parlement et du peuple anglais. M. Roebuck venait d’être élu avec une iminense majorité ; il était réformiste, et partant l'ennemi du ministère tory alors tout puissant. Il nous semble qu’ou aurait pu faire un meilleur choix que celui d’un adversaire du gouvernement, eûtil été le plus éloquent et le plus dévoué des avocats.
89.— Que cette Chambre invite les Membres de la minorité du Conseil Législatif, qui partagent les opinions du Pays, les Membres actuels de la Chambre d'Assemblée, jusqu’après les prochaines Elections générales, et ensuite tous les Membres alors élus, et telles autres personnes qu'ils s’associeront à former un ou deux Comités de correspondance, siégeant à
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Québec et à Montréal, en premier lieu, et ensuite ainsi qu’ils l'aviseront ; lesquels Comités se consulteront l’un avec l'autre et avec les Comités locaux qui pourront se former en différentes parties de la Province, et pourront correspondre avec l’Honorable Denis-Benjamin Viger, Agent de cette Province en Angleterre ; avec les dits Joseph Hume et Daniel O'Connell, Ecuyers, et avec tels Membres de la Chambre des Lords et de celle des Communes, et telles autres personnes dans le Royeume- Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande, que bon leur semblera, aux fins d'appuyer les demandes du Peuple de cette Province et de cette Chambre; de fournir les renseignemens, documens et opinions qu’ils jugeront à propos, dans les autres Colonies Britanniques, toutes intéressées à ce que la plus peuplée de leurs Sœurs Colonies ne succombe pas à la tentative violente de perpétuer les maux et abus qui y résultent, tant des vices de sa constitution que des malversations combinées des départemens administratif, législatif et judiciaire d'où sont résultées l'insulte et l'oppression pour le Peuple, et par une suite nécessaire, sa haine et son mépris pour son Gouvernement Provincial.
A propos de cette résolution, Gugy, député de Sherbrooke, avait dit qu’en la votant, les députés laisseraient croire qu'ils voulaient former des comité électoraux au moyen de ces comités de correspondance, comme on les appelait.
90. — Que l’Honorable Z:nis-Benjamin Viger soit prié de demeurer au Siège du Gouvernement de Sa Majesté durant au moins la Session du Parlement Impérial; de continuer à y veiller aux intérêts de la Province avec le même zèle et le même dévouement, sans se laisser décourager par les exceptions de forme de ceux qui ne veulent pas entendre les plaintes du
pays.
M. Viger était passé en Angleterre en 1828.
Il y retourna en 1831, et il y séjournait encore en 1834. Sa mission d’agent des Canadiens à Londres n'eut pas tous les bons effets qu’on en attendait. M. Viger revint au Canada assitôt après la nomination des trois commissaires anglais ‘ envoyés à Québec pour s’enquérir de nos affaires.
91.— Que les dépenses justes et raisonnables des dits deux Comités de correspondance cidessus, en exécution des pouvoirs que leur confie cette Chambre sont une dette qu’elle contracte envers eux ; et que les Représentans du Peuple sont liés d'honneur à employer tous les
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moyens coustitutionnels nour les rembourser à cet égard, ainsi que ceux qui leur feront des avances pour les fins énoncées ci-dessus.
Voir la 82° résolution. Le gouverneur s'opposait À ce que ces dépenses fussent payé:3 par la Province. Ces comités de correspondance coutèrent beaucoup d'argent, comme on s'en aperçut plus tard,
92— Que le Message de Son Excellence le Gouverneur en Chef, reçu le 13 janvier dernier, relatif au W7i4 pour le comté de Montréal avec l'extrait d’une Dépêche qui l'accompagne, le Message du même reçu le même jour, relatif au Bill des Subsides, et le Message du même rer" l: ; ‘-uvier dernier, avec l'Extrait d’une
l'accompagne, soient biffés des .«e Chambre,
Attesté,
J.-ART. BOUTHILLIER, Grefier-Assistant,
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