I. Winter
P. — Ecoutez donc, citoyen M., tâchez donc de voir si, dans votre comité constitutionnel, vous ne pourriez pas trouver moyen de me faire payer un à compte seulement.
'M. — Je vous dirai, citoyen Editeur, que nous n'avons aucun fonds quelconque. Nous travaillons et ag^issons sous la garantie de la 91^ résolution, qui nous assure que la prochaine session, ou co7ive7itio7i, nous remboursera amplement toutes nos dépenses. Je vous renvoie au texte de la résolution susdite, qui doit être pour nous tout le texte de la loi. D'ailleurs, vous savez par expérience que la législature ne manque jamais à de telles promesses, surtout lorsqu'elles sont faites à ceux qui doivent appuyer ses bévues.
Ils quittent toiis V appartemeyit.
P. — Et moi je vous envoie à tous les diables 1 Une bande de ba. . . ds qui me tiennent ici depuis deux heures de temps. Allons, finissons ce maudit paragraphe. Tiens, garçon, porte cela tout de suite à l'imprimerie. Hélas \ si quelque mouchard allait rapporter la farce qui \-ient de se passer à YAfni du Statu Quo^ ce serait bien le reste.
[ 79] Avouez-le, Monsieur P., en lisant ce que
dessus, ne seriez-vous pas tenté de croire, qu'il y avait en effet un mouchard parmi vous ? Eh bien, songez-y, et regardezvons sans rire, si vous Iç pouvez, comme Louis-Philippe et Talleyrand, les plus honnêtes gens d'outre-mer.
Ux Ami du Static Qtio..
Québec, 25 avril 1834.
DEUXIEiME COMEDIE
Monsieur TEditeur,
Je m'ejmpresse de vous envoyer le second acte auquel j^ai fait allusion dans ma dernière communication; en ce faisant, j'acquitte ma parole, ce que ne font pas toujours les patriotes. Où est donc M. et ses six mensonges et ses trois inexactitudes ? Je l'attends depuis un mois.
PERSONNAGES
P , . . — Parent [Etienne) .
B . . . — Bédard [Elzéar) .
H ... — Huot {Hedor-S) .
G . . . — Garneau [F.-X.)
B . . . — Besserer [L.-Th.)^ notaire, député du comté de Québec.
Dr. G. . . — Grenier iJ.-B.) , médecin, 23 ans.