‹ Les Trois comédies du "Statu quo", en 1834Chapitre 3 sur 41 · JACQUES CRÉMAZIE · texte numérisé non relu

JACQUES CRÉMAZIE

Naquit à Québec en 18 10. Il était l'aîné des trois fils de Jacques Crémazie et de Marie- Anne Miville. Ses deux frères s'appelaient Joseph et Octave ; le premier était libraire, et le second est le poète bien connu qui mourut au Havre, en France, où reposent ses restes.

A sa sortie du séminaire, Jacques étudia la théologie pendant une année. Mais, changeant aussitôt d'idée, il se livra à l'étude du droit avec une ardeur vraiment fébrile et, le 4 février 1835, il était inscrit sur la liste officielle des avocats. Comme il était avant tout un studieux, Crémazie ne s'occupa guère de grossir sa clientèle ; cependant la misère ne frappa jamais à sa porte.

En 1842, il publia Les Lois Criminelles Aîiglaises. C'est une sorte de traité ou compendium qu'il destinait aux jeunes étudiants en droit, qui, jusque-là, n'avaient aucun ouvrage du genre pour se guider.

Dix ans plus tard, en 1852, il complétait son premier ouvrage par la publication d'un second intitulé: Notions utiles sur les lois civiles et politiques du Canada^ destiné, comme le premier, à guider l'élève dans ses études légales.

Quand, en 1854, l'Université Laval ouvrit ses portes à la jeunesse, Crémazie fut nommé professeur de droit civil. Cette nomination ne pouvait être plus judicieuse. Il enseigna dans cette chaire jusqu'à sa mort, c'est-à-dire pendant dix-huit ans, avec une maîtrise incontestable.

En 1860, Crémazie avait été nommé recorder de Québec, charge qu'il remplit également jusqu'à sa mort.

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