‹ Les Trois comédies du "Statu quo", en 1834Chapitre 4 sur 41 · CHARLES DEGUISE · texte numérisé non relu

CHARLES DEGUISE

Né à Québec, en 1798. Déguise fit ses études au petit séminaire de sa ville natale, et les termina en 1822, en même temps que Augustin-Norbert Morin. Admis au barreau, le 2 avril 1825, i^ se livra tout aussitôt à la pratique de sa profession, et avec assez de succès. Sa bonne étoile le fit élire échevin à deux reprises, en 1833 et en 1834, pour représenter le quartier Saint-Jean.

Déguise ne fit jamais beaucoup plus que de se livrer assidûment à sa profession, à Québec et, de temps à autre, à Kamouraska. Il épousa, le 23 mai 1826, Louise-Madeleine Hébert, qui mourut le 12 juin 1854. Lui-même finit sa carrière le 6 mai 1860, sans laisser de descendants. Son corps repose aujourd'hui dans le cimetière de l' Ancienne-Lorette, à côté de celui de son épouse.

[ 5o] JEAN-FRANÇOIS-JOSEPH DUVAL

Naquit à Québec, le i8 juillet 1801, du mariage de François Duval et de Anne Germain. Le jeune Duval, son cours collégial terminé, étudia le droit au bureau de Vanfelson et de Vallières de Saint-Réal, et il fut inscrit au barreau en 1823, ^^ 21 juillet. Il n'était âgé que de 22 ans.

Après avoir pratiqué sa profession pendant plusieurs années, Duval fut nommé, en juin 1839, juge assistant à la Cour du banc du roi ; en 1853, il devenait juge puîné à la Cour du banc de la reine, et, en 1864, juge en chef de la même cour.

Duval avait goûté à la vie politique. Il représenta la haute-ville de Québec, du 30 juin 1829 au 9 octobre 1834. C'était un partisan du statu qîio^ mais il ne fit jamais de zèle pour appuyer une cause qu'il savait très impopulaire et perdue d'avance.

En 1874, le juge Duval, se sentant fatigué par une longue vie de travail, se retira du banc pour entrer dans la vie privée, avec une pension de $4000.

En 1848, il avait épousé mademoiselle Adé-

laïde Dubuc, quatrième fille de M. Dubuc, marchand de Québec.

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