SCÈNE XII
DUPONT, CAMILLE
DUPONT, à part.
Elle ne partira pas... (Camiiie paraît*.) Eh bien! madame?
CAMILLE
Tout est arrangé; je viens prendre congé de vous, monsieur.
DUPONT, montrant la table.
Comment, vous ne daigiK r^z pas accepter... je ne boirai pa:i à votre heureux voyage et au plaisir (Je vous revoir.
Si, monsieur, J'ai une grande heure à moi.
DUPONT, joyeux, présentant la cLaise qui est à gauche de la table.
Tant mieux!... Asseyez-vous donc, madame, je vous prie, (il s'e.-t assis à droite de la lable et verse ; un temps.) Assez **?
CAMILLE
Merci!
DUPONT, à part.
Oh ! amitié, que tu es parfois gênante!
CAMILLE
Vous ne dites plus rien, monsieur? Qu'avez- vous donc?
DUPONT
Mon Dieu, madame, vous voyez devant vous le plus embarrassé des lioinmes.
CAMILLE
Vraiment?
DUPONT
Je n'ai jamais eu autant de choses à dire, et je ne sais par où commencer... (un temps.) Est-il indiscret de vous demander ce quêtait monsieur votre mari?
CAMILLE
Il faisaii le commerce des pierres fines; nous avions nne maison à Paris et une en Amérique tenue par son associé... M. Dupont, qui n'élLiit plus jeune, songeait à se retirer; voularfl li'|Mider sa position, il jugea nn" voyage nécessaire, mais, helos! il ne devait pas revenir.
Et il y a plus d'un an que vous êtes veuve... (Montrant sa robe.) ce me semble ?
* Dupont, Camille.
" Camille, assise, Dupont, assis.