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à grands yeux noirs ; et le soleil les inondai! de rayons coideiir d'or, et, î\ présent, nol)les, cambrés, ils étaient beaux comme des dieux.
On vcyait maintenant là-baut la Kasbali, qui tout à l'heure semblait liansparenle, se détacher sur le violet cendré dti rid en blancheurs oi)aques marquées çà et la de nuances rousses. Les teintes des objets les plus éloignés étaient devenues si nelles, qu'il n'y avait plus de perspective ; tout semblail près, et Ja ville mauresque avait l'air d'une masse de constructions superposées se tenant (ont del)out dans l'air. 11 n'y avait que le ciel gris-perle, qui gardait, derrière toutes ces choses humaines, une transparence et une profondeur infinies...
Les navires avaient largué leurs voiles blanches, pour sécher au soleil l'humidilé de la nuit. Il était sept heures, et le canot du bâtiment de guerre aurpiel les six matelots appartenaient arrivait hon Iraiii pour
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los clierclnT. icndaiil I eau lil»ii' ;i l'i-uids coups d'avirons.
Il accosta. Los Basques, aidés des rameurs, y porteront les Bretons avec leurs petits rhats, et s y embarquèrent près d'eux.
Les trois rhions le suivirent du regarri avec mélancolie, et, quand il fut hors do vue, ils remontèrent, d'un air alFairé, vers In ville.
A bord aussi, on s'étonna de voir cet inc-oniHi ([ui avait des moustaches. Cependant on les mit lous aux fers, par précaution contre le tapage.
Yves, en s éveillant vers midi, trouva dans sa poche une irrande clef... I.a clef du coilre à chiens 1
11 se rappela qu'il avait oublié de l'ouvrir, quand ils avaient versé les deux hommes près de Bàb-Azoun ; alors, comme il a bon cœur, il en éprouva un remords. Et puis il pria un ami d'aller bien vite Jeter cette clef à la mer, craignant qu'elle ne servit de pièce à conviction contre eux tous.
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L'idenlité du zouave ne fut reconnue que dans la soirée.
Ils furent tous punis, les trois Bretons surtout : Thistoire de la charrette à bras avait fait du bruit dans Alger, et il y avait contre eux les préventions les plus graves.
Les trois Basques se virent bientôt atteints d'une maladie horrible. Ces femmes la leur avaient donnée, presque inconsciemment.
Irresponsables de leur vice et de leur misère, elles avaient rendu à ces giaours ce que d'autres giaours leur avaient apporté.
L'un d'eux en mourut, — Barazère,
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!^es deux autres se crurent guéris, apr^s avoir été quelque temps un objet de dégoût pour leurs camarades. Mais un germe de ce poison leur était resté dans le sang. Ils n'avaient plus que quelques mois de service à faire, et, l'année suivante, ils se marièrent avec des jeunes fdles qui les avaient attendus dans leur village pendant qu'ils couraient la mer. Dans des familles de pécheurs, qui avaient été jusque-là saines et vigoureuses, ils apportèrent cette contagion arabe ; leur premier-né, à chacun d'eux, vint au monde couvert de plaies qui étaient honteuses à voir.
Les bons chiens furent rendus à l'atFection de leurs maîtres.
Les deux chats d'Yves devinrent fort beaux. Ils connurent un grand nombre de tours, ils surent se tenir droit sur leur derrière, — et sauter par-dessus les mains rudes que les gabiers leur présentaient en rond.
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D.iris l.i siiiL*', ils curfiil pliisifMjrs [»otits.
Uii.uil ;iu.\ driix lioiniiies (jui avaient «'«h' lirouetlés, ils fuient portés cà l'IiôpiLal, lout couverls (!(.' coni usions douloureuses ; jioui surcroît de peine, ils furerit trouvés très ridicules, et servirent longtemps de risée à leurs compairnons.
Oïl a toujours tort de chercher à fniio (hi mal aux fîens, surtout lorsque ce sont (le bons loulous affectueux connue ceux de cette liistoire; lot ou tard,'on est falalenient puni.
Cela est bien prouvé, Plumkett, par le sort de ces attrapeurs d(^ chiens.