E GREFFIER
quatre cent mi! .le francs!
Quant h la Dame Blanclie, elle supplie G. Brown de se décider à l'effort suprême qui doit décider de la lutte on une longue vocalise qui embrasse dans ses limites une octave et une quinte du mi bémol au si aigu.
Les musiciens ont tous plus ou moins inconsciemment obéi à cette loi créatrice de l'émotion ou de la passion. Dans Esclannofide, lorsque le comte Roland, rentré dans Blois, attend la visite de la bien-aimée voilée et mystérieuse qui s'est donnée à lui, il l'appelle d'abord dans une mélodie d'une douceur prenante, pleine de tendresses et de supplications discrètes; puis, sous l'influence de l'amoureuse impatience, de l'attente qui s'exaspère en se prolongeant, les intervalles mélodiques se disjoignent, s'écartent, le rythme se brise et se détruit par des syncopes et des contre-temps nudlipliés.
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Toi qui m'as ap. pris la ten. dres.se Par
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Mon copur fut en . chan.té
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NOTATIONS DE QUELQUES INFLEXIONS
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Ici, à n'en pas douter, Massenet a suivi de très près la mélodie de la déclamation parlée, et il a encore accentué ce caractère de traduction précise de l'émotion en décalquant, pourrait-on dire, le rytlime de la passion qui est exprimée dans les paroles.
Ces rencontres ne sont pas aussi accidentelles (pfon pourrait le croire : nos musiciens, en général, ont fait l)reuve, dans la notation musicale de la déclamation, d'un jugement et d'un tact de psj'chologues. Dans le Roi (fis, une admirable partition de Lalo, l'un des chefs-d'œuvi-e les plus purs et les plus caractéristiques de l'École Française avec Carmen^ Mn/tonei Henri VIII, le compositeur, ayant à faire parler le roi au peuple de la ville d'Ys, adapte une suite de notes tenues au commencement et à la fin de sa phrase ; il se contente d'introduire quelques petits intervalles dans le milieu.