SAINTE ANNR AU BERCEAU DE MARIE
Andantino con grasia N = 116 Mélodie bretonne.
O gente enfant, dedans le monde
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à “ Ils Sans tache grandirez ; | Dor + mes, … dor - + - mes, LE . M Oncques n’aurez nulle seconde ; | ES = C mens en Reine au ciel vous serez l | Sn nm = LS ersins Ent 7-7 .
| D panne” mont D qu De == = ENT ; es rer Du Paradis anges descendent : '!
| bel-le, Plus pu-re que so---leil ; N'ont vu d'enfant si beau : | = — > ’ ( | ES EE) D'éprens leur ral mupendeu abbé — Dessus votre berceau, l'abbé | Dor + mez, ma dou----.- ce co -lom --- bel --le, or la | è De vous on dit grande nouvelle l << = ce {l ms Qui me fait méditer : nale i | Dans votre sein, petite ancelle, ques € (| > : : NT TER | dors niss 08 beui som------- meil, Dieu se veut abriter, de la ! C'est le lieu de repro- Chant ! O gente en - + fant de - dans le mon-de, duire ici même une an- des cl | 2 ss 1 Pannes © cienne et naïve gravure dent à ee) . . . * » | ÉSSSERRESES qui semble avoir opté peuple | Sans ta--che gran---di--- rez; les strophes si gracieuses tion et | qu'on vient de lire, Sainte E:
1 Anne y est représentée l'heure, 1h .
| assise près d’un foyer rus- la poés | En tique. Près d'elle la Vierge du No 4 , \ à Reine au ciel vous se --- rez, enfant repose dans un ber- après t, | Fig. 128. Cantique breton. ceau que deux petits anges T | à genoux ont l'air de balancer doucement, tandis que d'autres'anges sur l'ai f à côté, jouent de la viole, et que tout un chœur, plus haut, entoure la Te | colombe, symbole du Saint-Esprit, Au bas de l'image, se lisent les usa. 4 . y | vers suivants : ses mei 1 Dormi dulcis, dormi bella, Chant à Cœli gaudium puella, harmon | Dormi, dormi, blandula. vient a | Me | : ‘ + sou i Dormit genis, dormit ore, strait NAN aur û à Sed est vigil in amore me | out | Plena Deo pupula. , | * son œuv
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‘“ Dors ma mie, dors ma belle, toute joie des cieux; dors, dors, ma douce enfant,
‘ Ils dorment ses yeux, elle dorment ses lèvres, mais son cœur veille dans l’amour, à la petite si pleine de Dieu.”
On se rappelle les Stances de l'abbé Gay à sainte Anne d’Apt; or la même verve toute méridionale inspire les nombreux cantiques dédiés par lui à la patronne de la Provence (212-230). Son Chant triomphal, en particulier, où des chœurs de cent voix répondent à un chœur formé de tout un peuple, est d’une grande inspira-
tion et plein de majesté, Fig. 129. L'enfance de Marie, d’après une gravure de Jérôme Wierix,
Enfin, si nous n'avions tout à l'heure, lorsqu'il s'agissait de Sainte-Anne de Beaupré, mêlé ensemble la poésie parlée et la poésie chantée, plus d’un cantique repondrait du Nouveau Monde à ceux de l'Ancien Monde, et cette lernière voix, après toutes les autres, serait encore douce à entendre.
Telle, par exemple, celle qui nous chanterait WAite Star above, sur l'air de /Zome sweet home (fig. 131) ;
Telle encore, une autre qui, sur des mots connus donnant une musique nouvelle, ferait hommage à Madame Saincte Anne d'une de ses meilleures inspirations. Et n'est-ce pas trop ÿeu dire pour le Chant des Pèlerins qui va suivre, si joli, si bien rythmé, si bien en harmonie avec la parole, le mouvement, le sentiment et tout ce qui vient au cœur quand on pense à la bonne sainte Anne de Beaupré ?
Merci à l’auteur, le R. P. Argaut, et qu’il nous pardonne d’avoir soustrait à son attention ces quelques lignes de notre livre, puisqu'il les aurait sûrement effacées, et nous aurait ainsi empêché de lui dire tout haut et devant tout le monde, notre sincère admiration pour son œuvre ainsi que notre vivre reconnaissance pour son cadeau !,
! Voir au commencement de ce volume Approbation de l’ordre.
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Fac-Simile de l’original.