OUI YU
as béni,
t affront Joachim
retira en
ulter la
s, disant ai si seul , je n'ai Israël.”
que tous
postérité vint du
patriarche Abraham, à qui Dieu avait donné un fils dans sa vieillesse. DA Eee LA Loge LA D Mg LÉ he Lo Lt bis LR tbe Be Jrad Il fut très attristé et ne retourna pas dans sa maison, ni ne se mon-
+ rude V4 L. LA:
tra à sa femme, mais il s’en alla vers ses troupeaux, conduisant avec
lui ses pastoureaux sur les montagnes au désert, dans une terre loin-
taine, et il s’y bâtit une tente, et jeûna quarante jours et quarante
nuits, disant en lui-même : “Je n'irai point prendre de nourriture ni de breuvage, jusqu'à ce que le Seigneur mon Dieu ait jeté les yeux Et ainsi, pendant cinq mois, personne, pas même Anne, son épouse,
sur moi, mais ma prière sera ma nourriture et mon breuvage.”
n'entendit parler de lui.
Anne, femme de Joachim, pleurait donc d’un double deuil et gémissait d’une double douleur, disant au Seigneur pendant son
oraison : “Seigneur Dieu tout-puissant d'Israël, qui ne m'avez pas
donné d'enfants, pourquoi m'avez-vous enlevé aussi mon époux ?
Voilà cinq mois qui sont passés et je ne le vois pas ; je ne sais où il
s'en est allé, je ne sais s’il est mort: au moins je lui aurais élevé
une tombe, 77 faudra donc que je pleure à la fois mon veuvage et
ma stérilité ! ”
Et après avoir beaucoup pleuré, Anne entra dans le lieu le plus
retiré de sa maison, et se prosternant en oraison, elle répandit ses
prières devant le Seigneur.
Or, le grand jour du Seigneur survint, et Judith, sa servante, lui dit: “Jusques à quand affigeras-tu ton âme? Ilne t'est pas permis de pleurer, car voici la grande fête du Seigneur, Prends
donc cette parure, et ornes-en ta tête. Je la tiens de la main même
qui l’a confectionnée, mais il ne convient pas que je la porte, moi qui ne suis qu’une servante. À toi, elle te donnera l'apparence d'une reine.” Et Anne répondit: ‘ Eloigne-toi de moi, je n’en
ferai rien. Dieu m'a fortement humiliée, C’est un vilain qui t'a
donné cet ornement, et je ne veux pas participer à ton péché.”--Et
nm nnnnnapmirereene
Judith répondit : “ Que te dirai-je ? sinon que Dieu, avec raison, a
fermé ton sein, afin que tu ne donnes pas d'enfant à Israël!
Et Anne, quoique très affligée, quitta ses vêtements de deuil, et elle orna sa tête, et elle se revêtit d'habits de noces. Et vers la neu-
vième heure, elle descendit dans le jardin pour se promener, et voyant
un laurier, elle s'assit dessous, et elle répandit ses prières devant le
Seigneur, disant: “ Dieu de mes pères, bénis-moi, et exauce ma prière, ainsi que tu as béni les entrailles de Sara et lui as donné
pour fils Isaac”
Et, regardant vers le ciel, elle vit sur le laurier le nid d’un passereau, et elle s’écria avec douleur : “ Hélas! qui donc m'a donné
le jorr poui que je sois ainsi maudite en présence des fils d'Israël ?
Il5 m'ont outragée, ils m'ont chassée du temple du Seigneur. Hélas!
à qui suis-je semblable ? Je ne puis être comparée aux oiseaux du
ciel, car les oiseaux du ciel sont féconds devant vous, Seigneur.—
Hélas! à qui suis-je semblable ? Je ne puis être comparée aux animaux de la terre, car ils scie féconds devant vous, Seigneur.-—Hélas !
à qui suis-je semblable ? Je ne puis être comparée aux eaux de la mer, car elles sont féconui:s devant vous, Seïgneur.—Hélas! à qui suis-je semblable? Je ne puis être comparée à la terre, car la
terre donne des fruits en son temps, et vous bénit, Seigneur!”
“O Seigneur, Dieu tout-puissant, qui donnez une postérité à
toute créature, à tous les animaux, aux serpents, aux oiseaux et aux
poissons, et qui leur accordez de se réjouir sur leurs petits, vous
m'avez seule privée des bienfaits de votre bonté, Mais, mon Dieu,
vous connaissez mon cœur, et vous vous souvenez de ce premier jour
de mon mariage, où je vous ai fait vœu que si vous me donniez un
fils ou une fille, je vous j'offrirais dans votre temple saint,”
Fi,
aison, à 5 Et comme elle parlait ainsi, 1! hi nets è un ange volant vers elle, appadeuil, et PR ERREUR LA nat, ; rut devant sa face, et lui dit :
tvoyant à “Anne, Anne, ne craignez pas, levant le à Dieu a exaucé votre prière ; Luce ma : vous concevrez et enfanterez, 1s donné 4 et le fruit qui sortira de vous ft sera en admiration à toute la terre jusqu'à la fin des siècles.” Anne répondit: ‘“ Vive le Sei- # gneur mon Dieu ! que j'enfante à aid" d'un 4 un fils ou une fille, j'offrirai cet
‘a donné enfant au Seigneur mon Dieu, o re
pour qu'il le serve saintement
Fig. 14. BERNARDI,0 LUINI, Sainte Ann: en toudles La ours de sa vie prière, Musée Bréra, Milan. tous les j RS Je sa vie.”
d'Israël?
r. Hélas!
seaux du Et l'ange disparut à ses yeux, mais elle, tremblante et effrayée RUE | d'avoir entendu tel discours, entra dans sa chambre et tomba sur sa aux ani- ! EE Hélas! à couche comme morte ; et tout le jour, et toute la nuit, elle demeura —h1elas : É oo “uude 4 ainsi en oraison et grand tremblement, Et après cela, elle appela eau) SA ed PQ D A AA Rene Ad HP RS NE élasl à sa servante et lui dit: “Tu m'as vue comme veuve et dans l’an-
re, car la goisse, et tu n'as même pas voulu entrer auprès de moi!” Mais
| 12 celle-ci murmurant répondit : “Si le Seigneur a fermé votre sein et
ostérité à
vous a enlevé votre mari, en suis-je cause?”"—Ce qu'entendant,
x et aux Anne pleura et poussa de profonds gémissements.
FR VOUS Et soudain deux anges vinrent à elle, et lui dirent : ‘“ Voici que
ion Dieu, Joachim, votre mari, va revenir avec ses troupeaux."
bmier jour
En même temps, un ange du Seigneur, sous la forme d'un jeune
homme, apparut à Joachim dans les montagnes où il faisait paître ses
onniez un
or énergie née mr orme
troupeaux, et lui dit: ‘“ Joachim, Joachim, pourquoi n£ retournez-vous
pas auprès de votre épouse ? ’—Et Joachim répondit: ‘“ Pendant vingt ans j'ai vécu avec elle; et maintenant, puisque Dieu n’a
pas voulu me donner d'enfants et que je suis sorti du temple de
Dieu couvert de reproches, pourquoi retournerais-je vers elle, étant
rejeté et méprisé? Je veux vivre ici avec mes troupeaux, et aussi
longtemps que Dieu m'accordera la lumière du jour, par la main de
mes serviteurs, je ferai leur part aux pauvres, aux orphelins et à
tous les amis de mon Dieu.”’—Et quand il eut dit ces choses, le
jeune homme répondit: “ Le Seigneur a exaucé votre prière. Je suis
un ange de Dieu, et j'ai apparu à votre épouse pendant qu 'elle
pleurait et priait, et je l'ai consolée en lui disant que de vous elle
concevrait une fille, et que c'est par ignorance que vous l'avez
délaissée. Cette fille sera dans le temple de Dieu, et l'Esprit-
Saint reposera sur elle, et telle sera sa béatitude au-dessus de toutes
les femmes, que nul ne pourra dire que jamais on a trouvé ou l'or
doit trouver sa pareille dans tous les siècles. C est pourquoi, descendez
des montagnes, et revenez vers votre femme. Bientôt, Anne sera
mère, car Dieu lui donnera la fécondité, et vous rendrez grâces à
Dieu,” et le fruit de son sein sera béni, et elle-même sera bénie, et
elle s sera la mère de l'éternelle bénédiction …..."
* Dieu, en effet, punit le péché mais non la nature, et quand il suspend les lois de la génération humaine, c'est pour mieux les manifester ensuite, et mieux montrer dans l'être nouveau qui se produit, un effet de sa divine munificence, Est-ce que Sara, la première aïeule de votre race, n’est pas restée inféconde jusqu'à sa quatre-vingtième année? et pourtant, dans son extrême vieillesse, elle a donné naissance à Isaac, en qui, selon la promesse divine,
toutes les nations furent bénies. Et de mème Rachel, si agréable
L0SES, Je
Je suis
l'Esprit-
le toutes
$ ou l'or
escendez
nne sera
râces à
bénie, et
quand il r ieux les
qui se
Sara, la usqu'à sa vieillesse, e divine,
agréable
au Seigneur et si aimée du bienheureux Jacob, après une longue stérilité, enfanta Joseph, devenu plus tard non seulement le maître de l'Egypte, mais le libérateur de tant de peuples condamnés à périr. Qui parmi les chefs d'Israël fut plus fort que Samson, ou plus saint
que Samuel? et pourtant leurs mères à tous deux avaient été longtemps infécondes.….… Ainsi une fille vous sera donnée, et de même que, par une merveille divine, elle naîtra d'une mère stérile, ainsi, par un autre prodige incomparable, Vierge elle enfantera le Fils du Très- Haut, lequel s'appellera Jésus, et sera, suivant l'étymologie de son
nom, le Sauveur de toutes les nations.
Joachim, se prosternant devant l'ange, lui dit: “Si j'ai trouvé
grâce devant vous, asseyez-vous un moment dans ma tente, et
bénissez votre serviteur.”
votre serviteur, mais conserviteur, car nous sommes tous les servi-
A quoi l'ange répondit : “ Ne dites pas
teurs d'un même Dieu. Quant à notre nourriture, à nous, elle est invi-
sible, et notre breuvage ne peut être vu par des yeux mortels : et c ’est
pourquoi vous ne devez pas me prier d’ ‘entrer sous votre tente, mais
plutôt offrir en holocauste au Seigneur ce que vous m'auriez donné,
Alors Joachim prit un agneau sans tache, et dit à l'ange: : “Jamais
je n'eusse osé offrir l'holocauste, si votre parole ne m'eût donné le
pouvoir d'en faire l’oblation.’—Et l'ange lui répondit : “ Et moi
non plus, je ne vous aurais jamais proposé de l'offrir, si je n'avais
connu la volonté de Dieu.”—Or, pendant que Joachim offrait ce
sacrifice au Seigneur, il arriva que, avec l'odeur du sacrifice, l'Ange
du Seigneur monta aussi vers le ciel,
Joachim tomba donc la face contre terre, et il demeura | prosterné
dans la prière depuis la sixième heure j jusqu au soir, Mais ses ser-
viteurs étant venus, et ne sachant ce qui était arrivé, furent dans
l'étonnement, et, pensant qu'il était mort, ils s’'approchèrent de lui et
soulevèrent sa tête. Et lo” ‘il leur eut raconté ce qu'il avait vu,
pleins de stupeur et d’ admiration, ils l'exhortèrent à accomplir
incontinent la vision de l'ange, et à retourner sans retard vers son
épouse,
Or, comme Joachim discutait
dans son esprit, s'il devait re-
tourner. ou non, le sommeil le
gagna, et voici que l'ange qui lui
était apparu pendant sa veille lui
apparut de nouveau dans son
sommeil, disant : ‘“ Je suis l’ange
qui vous a été donné de Dieu 2 Sr A
pour gardien. Descendez en toute
Fig 15. Gi0Tr1T0,: Seconde, anperiitonde:
l'ange à Joachim.—A l’Arena de Padoue, 22. a
sécurité, et retournez auprès d'Anne, parce que les miséricordes que
vous et Anne, votre épouse, avez faites, ont été racontées en pré-
sence du Très-Haut, et telle postérité vous sera donnée, que jamais,
depuis le commencement du monde, les prophètes et les saints n'ont
eu sa pareille ni jamais ne l’auront.”
Or, il arriva que Joachim, s’éveillant de son sommeil, appela à
lui ses pastoureaux et leur raconta ce qu'il avait vu en songe. Et
ceux-ci adorèrent le Seigneur et lui dirent: “ Prenez garde désor-
mais de mépriser l'ange de Dieu : ; mais levez- -vous, partons, et, tout
en n faisant paître 1 nos troupeaux, nous vous suivrons à pas lents.”
Joachim leur dit: Antat en effet douze brebis toutes
blanches et elles seront pour mon Seigneur, et douze agneaux sans
souillure, et ils seront pour les prêtres et les anciens du temple; et
amenez aussi cent boucs pour tout le peuple.”
Et Joachim se mit en route avec ses troupeaux, et quand ils
eurent marché trente jours, comme ils étaient déjà proche, l'Ange du
yait vu, ———
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—— 1s, et, tout
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Sbis toutes
eaux sans ment
emple; et
quand ils l'Ange du
Seigneur apparut à Anne pendant qu'elle était en oraison et lui
dit: “ Allez à la porte qu'e on n appelle doré ée,. à la rencontre de votre
mari, qui aujourd’ ‘hui même viendra à vous.” Lt elle, : se “hâtant,
s'avança avec ses servantes et commença à prier, se tenant près de
la porte. Or, comme elle commençait à défaillir par la longue
attenté, levant les yeux, elle vit de loin Joachim qui venait avec ses
troupeaux, et courant à sa rencontre, elle se suspendit à son cou,
rendant grâces à Dieu, et disant : “Maintenant je sais que Dieu m'a
bénie grandement ; su 'étais veuve ct je ne le suis plus ; j'étais stérile,
et j'aurai ne vie dans mon sein.” Et ayant adoré le Seigneur, tous
deux rentrérent chez eux, et Joachim, ce premier soir depuis
dongtemps, se reposa en sa maison. Et ce fut une grande joie pour
tous leurs amis et leurs proches, et le bruit s'en répandit par toute
la terre d'Israël.
Le lendemain, Joachim offrit ses dons au Seigneur, se disant en
lui-même: “Si le Seigneur m'a béni, le pectoral du grand prêtre me le rendra manifeste "."
de l'autel du Seigneur, il regarda le pectoral du grand prêtre, et il
vit qu'il n'avait pas de péché en lui-même. Et il dit: “ Maintenant
Et il offrit ses dons, et quand il fut près
! Une note serait ici utile pour expliquer cette parole de Joachim, et le passage qui la suit, — Nous lisons dans //Æxode : ‘ Vous ferez ainsi le Pectoral du Fugement..…., ce Pectoral sera tissé, comme l’Ephod, d’or, de pourpre, d’écarlate teinte deux fois, et de fils bien retors mêlés ensemble à des fils tissés de différentes couleurs. Il sera carré et double, et il aura la grandeur d’une palme, tant en longueur qu’en largeur. Vous y mettrez quatre rangs de pierres précieuses. (Swi/ /a disposition des pierres.) Nous y mettrez le nom des enfants d'Israël ; leurs douze noms y seront gravés, chaque nom sur chaque pierre, selon l’ordre des douze tribus” (Exod, XXVI11, 15-22), Ces pierres avaient pour mission de faire connaître au grand prêtre ou à ceux qui y regardaient, la volonté de Dieu. Comment ? On ne le sait pas d’une manière certaine, mais notre ancien professeur de l’université de Louvain pensait que ce pouvait être par les reflets de lumière qui s’en échappaient, diversement, selon les cas. Quoi qu’il en soit, ce ectoral rendait jugement, d’où le nom que lui donne Moïse. La gravure fig. 16 en donne un spécimen d’après un monument égyptien contemporain de Moïse, On sait que Moïse avait emprunté cet ornement à l'Egypte.
Fig. 16. L'Ephod et le Pectoral du Grand Prêtre, d'après les monuments contemporains de Moïse,
Or, de jour en jour l'en-
fant se fortifiait. Lorsqu'elle
eut six mois, sa mère la posa
à terre pour voir si elle se
E t elle fit
tiendrait debout,
sept pas en marchant, et elle
vint se jeter dans le giron de Et Anne la saisit
sa mère.
1 Vive
le. Seigneur mon Dieu! tu ne
entre ses bras, disant :
marcheras pas sur la terre jus-
qu'à ce que je t'aie offerte dans
le temple du Seigneur.”
Et Anne se sanctifiait dans sa a retraite, se dégageant
de toute imperfection à à cause d elle, qu elle invitait à venir, étaient
Et les vierges d'Israël
séduites par /s grâces de l'enfant, et voulaient l'enlever.
je sais que le Seigneur m'est propice et qu'il m'a remis tous mes péchés.” Et il descendit justifié de
la maison du Seigneur dans la
sienne,
Ft les mois se complétèrent
pour Anne, et quand le neuvième
nr fn
fut achevé, Anne enfanta, et elle
e: “Qu'ai-je enfanté ?”’—Et l'autre dit: “Une
fille.” Et Anne dit: “Mon âme
s'est réjouie en cette “heure,
dit à la sage-femme :
LE
et
elle coucha l'enfant, Et quand
les jours furent accomplis, elle fut
purifiée, et elle allaitait son enfant,
et elle lui donna le nom de Marie,
Fig. 17. Pectoral du Grand Prêtre d’après la Bible de Fillion.
ER ee TE ER
«pro® Or, quand l'enfant eut un an, Joachim fit un grand festin auquel is mes il invita les princes des prêtres, et les scribes et les aînés du sanctuaire ifié de : et tout le peuple d'Israël. Et Joachim présenta sa fille aux prêtres ans la à et ceux-ci la bénirent, disant: “ Dieu de nos pères, bénissez cette 1 enfant et donnez-lui un nom célèbre, éternel parmi toutes es les généétèrent à rations.” Et tout le peuple répondit : * Qu'il soit fait ainsi, qu'il ivième * soit fait ainsi,” Et Joachim la présenta aux archiprêtres ’, et ils la ps Île ÿ bérirent en disant: ‘“ Dieu des hauteurs, abaisse ton regard sur AE cette enfant, bénis-la d'une dernière bénédiction qui soit sans TRE retour *,” re —— À Sa mère la saisit dans cu os : ses bras, étant dans le lieu ILE ; de sa sanctification * et lui “quand, À PER 0 A fionnole coins ét c anta ur elle fut 4
cantique au ie Dieu,
\enfant,
disant : “Je chanterai un
e Marie, : - 2 cantique au Seigneur mon
Dieu, qui m'a visitée et m'a
délivrée des opprobres de
mes ennemis ; ; ilm'a donné
Fig. 18, l'après une miniature des //om“lies du de sa justice un fruit unique moine Facques (X1e siècle), folio 52 : La V.
dans son berceau.
Qui annoncera aux fils de Ruben que je suis mère ? Ecoutez,
et multiple en sa présence,
écoutez, douze tribus d' Israël, Anne est mère ! Anne allaite! P
Et elle fit reposer un moment l'enfant dans le lit de sa sancti-
fication et ‘elle revint faire honneur aux convives. Et le festin étant terminé, tous se retirèrent joyeux, glorifiant le Dieu d'Israël.
Or, les mois s’ajoutaient aux mois, Quand l'enfant eut deux
| âpytepebat, Protévangile.
* Ou: qui ne connaisse pas de bornes,
SA y zotrdvt Tod dytésuurTos abTis, Protévangile.
d’après la
ans, Joachim dit à Anne: “ Conduisons-la au temple du Seigneur, afin d'accomplir le vœu que nous avons formé, de peur que Dieu ne nous l’enlève ou que plus tard, notre don ne lui soit plus agréable,” Et Anne répondit : ‘“ Attendons la troisième année, 115 parce que peut-être l’en- Res) u AAA fant pourrait avoir besoin
de son père et de sa mère.”
Fig. 19. Æomélies de Jacques (XIe siècle), folio 86 : La S. Vierge conduite au Temple accompagnée Et Joachim répondit : “ Attendons.”
des Vierges et des Soixante Forts.
Quand l'enfant eut trois ans, elle fut sevrée, et Joachim dit: “ Appelez les jeunes vierges les plus saintes d'Israël ; qu’elles prennent des lampes et les tiennent allumées, afin que l'enfant ne se
retourne pas en arrière et que sa pensée ne s'éloigne pas de la
maison de Dieu.” Et les vierges agirent ainsi, et elles accompagnèrent jusqu'au temple Joachim et Anne qui venaient offrir leur sacrifice, et introduire la petite Marie dans le lieu consacré aux
vierges, lieu saint où le jour et la nuit retentissaient les louanges de
Dieu.
Avant d'entrer, Joachim et Anne déposèrent leurs habits de route, pour en prendre de plus beaux et de plus riches. Et quand l'enfant se trouva avec eux
devant la porte du temple,
| elle en monta les quinze
Fig, 20. Zivmeues ue jacques (Xle siècle), fohio 91 : Zacharie embrasse la sainte Vierge.
sonne et d'un pied si rapide, qu'elle n'eut pas le temps de regarder
degrés, sans l’aide de per-
seigneur, ue Dieu
> ou que
> don ne able,” Et “ Atten-
lé année,
être l’en-
Dir besoin
‘sa mère.”
répondit :
chim dit:
qu'elles
ant ne se
pas de la
accompa-
offrir leur
sacré aux
uanges de
itrer, Joa-
oute, pour
lus beaux Et quand
a AVEC EUX
du temple,
les quinze
de de per-
e regarder
en arrière, ni, comme c'est le fait de l'enfance, de réclamer ses
déjà d'âge parfait. Et en effet le Seigneur opérait une merveille
dans l'enfance de cette vierge de son choix, et préfigurait par ce miracle sa grandeur future.
Cependant, Joachim
et Anne, qui, dans leur
sollicitude pour elle au-
raient voulu la retenir,
furent dans la stupéfaction
entrant
jusqu'à ce que,
dans le temple, ils l'y re-
trouvèrent parmi les pon-
Fig. 21, Æomélies de Facques (X1e siècle), folio 92 : La S. Vierge (dans le temple) placée sur la troisième marche de l’autel.
tifes saisis eux - mêmes
d’admiration. Le prince des prêtres la reçut, et l’embrassa, et la
bénit : “ Le Seigneur a donné de la grandeur à ton nom dans toutes
les générations, et à la fin des jours le Seigneur manifestera en toi le prix de la rédemption des fils d'Israël.” Et il la plaça sur le troisième degré de l'autel : et le Seigneur répandit sa grâce sur elle,
et elle tressaillit de joie en dansant avec ses pieds, et toute la maison
d'Israël l'aima, Et alors, Anne, remplie du Saint-Esprit, dit en
présence de tous : “ Le Seigneur, Dieu des armées tout-puissant, se
souvenant de son Verbe, a visité son peuple d’une bonne et sainte
visite afin d’humilier dans leur cœur et de convertir à lui ceux qui
s'élevaient contre nous; il a, en notre faveur, fait cesser la joie
(railleuse) de nos ennemis, Celle qui était stérile est devenue mère,
et elle a enfanté l’exultation et l’allégresse d'Israël. J'ai offert au
Seigneur les dons qui lui étaient destinés, et mes ennemis n’ont pu
m'en empêcher. Dieu a converti leur cœur vers moi, et à moi-
même il m'a donné une éternelle joie ! ”
Quand, selon la coutume de la loi, le sacrifice fut achevé, et le vœu accompli, Joachim et Anne laissèrent l'enfant dans l'enceinte
et ils retournèrent vers leur demeure, admirant et louant le Seigneur Dieu de ce qu’elle ne s'était pas retournée vers eux,
Or, Marie était élevée comme une colombe dans le temple du Seigneur, et elle recevait sa nourriture de la main d'un ange,
Fig. 22. Æomélies de Jacques (Xte siècle), folio 92 : La $. Vierge nourrie par l’ange (tère).
vé, et le l'enceinte
; vierges,
Seigneur
mple du
Be.