‹ Les trois loges, comédie-vaudeville en trois actes. Par MM. Clairville et Hostein. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théatre du Vaudeville, le 25 janvier 1845Chapitre 18 sur 69 · ACTE I, SCENE VI. 2i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VI. 2i

Elle n'a plus sa première fraîcheur ;

Mais cet emblème de rosière N'en est pas moins un talisman d'honneur,

De chasteté, de vertu, de pudeur.

Aussi, quand je vois ta couronne,

J 'su îs aussi fier d'étr' ton mari Qu'un vieux soldat d'Aboukir ou d'Lodi

Quand il regarde la colonne.

Mme GALOUZOT.

Ce qui n'empêche pas qu'il ne vous prenne des accès de jalousie.

GALOUZOT.

Jaloux ! je ne l'ai été qu'une fois dans ma vie, mais ça m'a fait bien mal.

Mm0 GALOUZOT.

El pourquoi, je vous le demande?

GALOUZOT.

Ah ! je crois y être encore... Vous étiez sur les chaises des Champs-fclysées, et moi , en train de regarder le spectacle Guignolet, lorsque , tont-à-coup , un homme s'approche de vous; je le suis avec précaution, et j'arrive tout exprès pour l'entendre vous adresser cette familière apostrophe. Eh! bonjour, Rosine; comment te porles-tu, ma belle ?

Mmc GALOUZOT.

Ah ! ah ! ah ! je vous ai dit cent fois que c'était un cousin.

GALOUZOT.

Oui, je sais bien que lu m'as d:t, mais...

Mmo GALOUZOT.

Silence ! quelqu'un.

Page 1